Choisir son simulateur : Microsoft Flight Simulator

Choisir son simulateur : Microsoft Flight Simulator

Microsoft Flight Simulator, ou FS2020, est un simulateur de vol sorti le 18 août 2020, développé par Asobo Studio et misant sur une redéfinition complète de la franchise en rentrant dans la toute nouvelle catégorie dite “next-gen”. L'apparition de la “next gen” fait apparaître de nombreuses fonctionnalités intéressantes alors jamais vues sur un simulateur de vol. Mais quels avantages à choisir Microsoft Flight Simulator 2020 ?

Avec la technologie Azur de Microsoft, on peut alors profiter de l'expérience de stream de données. La carte du monde étant disponible dans sa totalité, aucune des scènes globales ne figure téléchargée dans l’ordinateur, mais vient directement des serveurs Asobo. L’utilisateur ne fait alors que “streamer” les données du cloud.

Lors de l'arrivée du joueur sur le jeu, il remarquera la facilité de prise en main de l’outil avec des menus clairs et intuitifs.

Les avions
Cessna 152 sur Flight Simulator, par Microsoft

Microsoft Flight Simulator 2020 se démarque tout d’abord par sa richesse présente dans les avions. Le simulateur, étant majoritairement axé sur le VFR, est grandement présent des avions de la catégorie aviation général. Est alors présent la suite Cessna (172 / 152), la suite Diamond (DA40 / DA62), le DR400, le Beechcraft Bonanza G36, passant aussi par les avions de brousse comme le fameux Piper xCub, les ULM avec le VL-3, le CTLS ou le Pipistrel Virus, ou enfin les avions de voltige comme l’Extra 300.

Boeing 747-8 sur Flight Simulator, par Microsoft

Bien que les avions VFR soient grandement représentés, certains plus dédiés à l’IFR, occupant une place un peu moins conséquente, sont tout de même présents. Dès lors, l’Airbus A320, le Boeing 747, le TBM 930, le Cessna Grand Caravan ou encore le Beechcraft King Air 350 font leur apparition. Il faut faire attention à bien noter que Flight Simulator 2020 vient en trois versions – Standard (69,99€), Deluxe (89,99€) et Premium Deluxe (119,99€) – proposant chacune les avions de base avec en plus certains aéronefs et aéroport fait mains.

Contenu des trois versions du jeu, par Microsoft
Cockpit du Robin DR-400 sur Flight Simulator, par Gary Danvers Collection

Afin de rentrer un peu plus dans les détails des avions, les cockpits y sont en général très fidèlement réalisés. Chaque aéronef possède son propre cockpit avec ses instruments et ses fonctionnalités. Certains d’entre eux possèdent des cockpits dits de type “analogique” avec que des compteurs à aiguille comme instruments principaux de navigation. Si on prend l’exemple du Robin DR-400, chaque compteur est fonctionnel et réglable (comme l’altimètre, compas, etc.) et pour encore plus de réalisme, de somptueux effets de lumière et de reflets peuvent être vus lors des différents vols en fonction de la provenance de la lumière et du moment de la journée.

Ensuite, d'autres possèdent des instruments avec des écrans (les “glass cockpits” en anglais). Ces derniers sont aussi très bien faits mais sont parfois un peu différents de la réalité. Ils sont soit tactiles ou commandés à partir de boutons et permettent entre autres de servir de PFD (Primary Flight Display), de MDF (Main Flight Display) qui affichent d’autres information essentielles au vol ou encore par exemple de FMS (Flight Management System) qui permet de charger son plan de vol ainsi que divers autres informations.

Caméra Wing View sur l'Airbus A320 neo sur Flight Simulator, par Microsoft

Pour compléter le tout, Microsoft Flight Simulator 2020 vient avec de nombreuses fonctionnalités pour aider à donner un rendu encore plus conforme à la réalité. L’introduction de check-lists interactives permet de ne rien oublier lors de son vol et les différents modes de caméras offrent beaucoup de moyens de disposer la vue qu’elle soit externe ou interne. De plus, le jeu est complété de sons et effets sonores encore une fois toujours au niveau de la franchise. Les sons externes (bruits de nature, pluie, train d'atterrissage, volets, orage, écoulement de l’air) et les effets internes (boutons, palonniers, manche) sont extrêmement bien réalisés puisque ces derniers ont été enregistrés à partir de sons réels pour donner au joueur une immersion encore plus totale.

La carte du monde et les graphismes

Lors du vol, l’atout majeur de Flight Simulator 2020 est sa carte entièrement modélisée à partir des données du monde réel. On peut découvrir chaque recoin de la planète avec, à chaque fois, des scènes toutes plus époustouflantes les unes que les autres. Afin de proposer une représentation toujours plus exacte à la réalité, de nombreuses villes et ses bâtiments ou encore quelque 37 aéroports (ou aérodrome régionaux) ont été recréés plus réellement que jamais avec entre autres les données de Google Earth et une modélisation à la main. Les graphismes du jeu sont eux aussi au rendez-vous, les textures et autres effets de lumière comme le flou cinétique, les ombres ou les reflets faisant donnant une immersion au pilote particulièrement forte et permet de rendre compte jusqu’au plus fidèle de la réalité.

Les aéroports
Aéroport de Londres Heathrow sur Flight Simulator, par Microsoft

Les aéroports et aérodromes font partie des endroits les plus importants. C’est là que tout vol commence et se termine. Presque la majorité des aéroports, aérodromes ou altisurfaces de la planète sont représentés et modélisés à l'aide de photos satellites aériennes. Les hangars et bâtiments présents sortent d'une large banque d’objets 3D créés spécialement et les pistes et taxiway sont reproduits avec les paramètres du monde réel.

Sans les personnels au sol, l'aéroport ne vit pas. Donc la présence de ces derniers et des véhicules au sol, passant par le marshaller, le pushback ou encore le chargement des bagages et enfin l’animation des jetways pour les avions les plus gros, rendent l’immersion encore plus totale.

Les modèles de vol et la météo
Aperçu des nuages sur Flight Simulator, par Fun Academy

Le nouveau simulateur ne sortirait pas du lot si sa dynamique de vol et sa météo n'étaient pas nouvelles. L’avion se déplace cette fois-ci dans une réelle masse d’air avec de nombreuses surfaces de vol simulées et toutes indépendantes les unes des autres. Les différents reliefs présents et plus généralement l’environnement 3D peuvent aussi modifier l'écoulement du fluide.

Ensuite, les conditions dans lesquelles sont les avions ont une certaine influence sur les modèles de vol comme la pression, la température ou la vitesse et rendra chaque vol différent. De nombreux comportements des avions dans d’autres cas comme les décrochages et les vrilles sont eux aussi très réalistes et fidèlement représentés.

Mais qui dit air, dit météo, Et cette dernière correspond exactement à la définition du jeu “next-gen” que l’on a vu. Elle est sous une forme jamais vue auparavant. On dispose alors d'une météo dynamique où l’on vole vraiment dans un environnement en mouvement. Les effets sont très fidèles à la réalité (pluie, glace sur les ailes), de nouveaux nuages volumétriques plus vrais que jamais ont fait leur apparition et laissent sans voix le pilote lors de ses vols. On peut évidemment choisir quelle météo il y aura lors de notre vol ou bien choisir celle en temps réel basée sur les données météorologiques de MeteoBlue.

Les possibilités de vols

Ce simulateur étant le premier de sa catégorie à posséder le pouvoir d’avoir la carte du monde entièrement réalisée, chaque cours d’eau, route, colline, champ est présent et permet donc de se repérer facilement dans l’espace comme dans le ferait un vrai pilote dans la vie réelle.

Dès lors, la possibilité de faire du vol VFR représente une réelle avancée et ce simulateur le permet très convenablement. Pour l’utilisateur, il sera proposé différentes possibilités de vol. Il peut choisir de faire du vol libre. Le vol libre n’a aucun objectif, le joueur choisit simplement l’emplacement de départ partout dans le monde et explore là où il veut avec l’avion de son choix.

Cockpit du FlybyWire A320NX, par Smocker/FlybyWire

Bien que le VFR soit le plus représenté, l’IFR se doit d’être présent. Il y a sur Flight Simulator 2020 la possibilité de faire de l’IFR mais si on le compare aux autres simulateurs comme Prepar3D ou X-Plane 11, c’est tout de même plus limité : les avions capables de faire de l’IFR ne sont pas tous complets, les systèmes de bord sont trop limités pour avoir une réelle représentation du vol IFR (et encore plus si on est sur un réseau de contrôle en ligne). En revanche, de nombreux mods sont disponibles sur le workshop et permettent de compléter les systèmes déjà présents. On pense notamment au FlybyWire A320NX ou bien toute l'excellente suite développée par WorkingTitle. Cependant, un point positif dont fait preuve le simulateur pour l’IFR est que les Airacs (données de navigation) sont mises à jour chaque mois automatiquement.

Ensuite, le joueur peut se voir proposer un défi d'atterrissage. En effet, le jeu propose d’essayer d'atterrir sur les aéroports les plus iconiques du monde et ce avec plus ou moins de difficulté, ou tout simplement d’effectuer un atterrissage par des conditions climatiques difficiles comme le dira d'ailleurs si bien la catégorie “vents violents”. On peut alors défier les joueurs du monde entier pour faire le meilleur atterrissage.

Flight Simulator 2020 donne aussi l’opportunité au pilote de s’évader en réalisant des “Bush trips” (“Voyages de brousses”), qui sont de long voyages de vol à vue, avec certains pouvant atteindre plus de 1500 nm. Ils sont réalisés avec des avions de la catégorie “STOL” (ou “Bush planes”). Pour couronner le tout, le jeu fait passer l’avion et son pilote par des paysages somptueux qui méritent le regard d’en haut, que ce soit en passant par les steppes d’Alaska ou tout simplement au-dessus de la vallée de la mort au Etats-Unis.

Quelle configuration adaptée pour FS2020 ?
Configurations recommandées pour Flight Simulator, par Microsoft
Le workshop et le multijoueurs

Que serait la série de Microsoft Flight Simulator si il n’y avait pas de multijoueur ou bien un endroit où la communauté ne pouvait pas s'adonner à modifier et améliorer le simulateur ? C’est pour cela que la possibilité de faire des vols en groupe ou de partager une seule et même carte avec les joueurs du monde entier est là !

Pour rajouter encore plus de réalisme, les réseaux d’ATC en ligne VATSIM et IVAO sont disponibles avec la seule installation du logiciel de connexion au réseau à faire en plus.

Finalement, afin de clore cette partie, un Workshop est disponible dans lequel des addons faits par les joueurs du monde entier sont retrouvables, comme des livrées d’avion, des scènes, des aéroports, des bush trips, des avions, des villes modélisées et bien d’autres encore.