Le PPL – Licence de pilote privé

Le PPL – Licence de pilote privé

Le PPL – licence de pilote privé – est une licence reconnue internationalement. Elle permet de voyager, même à travers les frontières, avec des avions légers, en respectant les règles de vol à vue (VFR). Cette licence ne permet aucune rémunération, seul le partage des frais avec les passagers est autorisé.

Pour en apprendre plus à propos de cette licence, nous verrons aujourd’hui comment se déroule l’avant, le pendant et l’après du PPL, grâce à l’aide de Phileas Dupont, élève PPL à Lognes, en région parisienne.

Tout d’abord, une visite médiale de classe 2 est requise. Elle est obligatoire pour voler seul et donc obtenir le PPL. Elle coûte environ 70 euros et doit être passée auprès d’un médecin agréé par la DGAC ; la liste des médecins est disponible sur Internet. Il faut 17 ans au minimum pour se présenter à l’examen du PPL mais 16 ans suffisent pour commencer à voler seul. Le PPL est une licence relativement onéreuse, elle peut coûter jusqu’à environ 8500 euros, cependant il est possible d’obtenir des aides pouvant s’élever à plus de 2000 euros si vous avez moins de 21 ans.

Une fois la visite médicale en poche, vous pouvez vous inscrire à l’aéroclub et commencer la partie théorique qui se déroulera sur 18 mois au maximum et durant laquelle vous aborderez plusieurs sujets (principe de vol, instruments de vol, météo, facteurs humains...). Cette formation se décompose en deux parties : la première est commune aux avions et aux hélicoptères, et durant la seconde vous vous spécialiserez en fonction de votre choix. Le PPL théorique se déroule principalement à l’aéroclub mais des cours en ligne sont également indispensables afin d’approfondir les sujets abordés en cours.

Vous pouvez maintenant aborder la partie la plus intéressante de la formation : la pratique, durant laquelle vous devrez faire au minimum de 45 heures dont 25 accompagnées d’un instructeur.

Cessna 172 (F-GEBO) de Plane Air Club, par Romain ROUX

Les séances de vols se décomposent en plusieurs étapes :
- Un briefing où l’élève et l’instructeur préparent le vol (plan de vol, thèmes abordés durant le vol...),
- La visite prévol durant laquelle l’élève vérifie méticuleusement l’état général de son avion et fait le complément de carburant si nécessaire,
- Le vol qui peut durer de 45 minutes à plusieurs heures durant lequel l’élève réalise les exercices prévus lors du briefing,
- Le débriefing durant lequel l’élève et l’instructeur font part de leur ressenti sur le vol, de ce qui a été bien ou mal fait. C’est également durant le débriefing que l’élève rempli son carnet de vol ainsi que les papiers de l’avion (heures de vols, fuel utilisé…).

Dans la partie pratique, il y a de nombreux sujets abordés. L’élève va d’abord apprendre à monter, descendre, tourner à gauche ou à droite. Et puis petit à petit, il va faire des choses de plus en plus techniques, comme le décollage, apprendre à sortir de situation dangereuse (décrochage, virage engagé…) et, bien sûr, atterrir.

Le PPL se passe au sein d’un aéroclub, dans un aérodrome. Il faut donc que vous vous renseignez pour savoir où se trouve l’aérodrome le plus proche de chez vous. Essayez de choisir, si possible, un aérodrome possédant au moins une piste revêtue pour pouvoir voler toute l’année dans des conditions optimales. Et n’hésitez surtout pas, si vous veniez à devoir choisir un aéroclub, d’en visiter de nombreux (si vous avez du choix), de vous renseigner sur les tarifs, la flotte et l’état des avions. N’oubliez pas, le personnel de l’aéroclub est là pour vous, ils se feront un grand plaisir de vous ouvrir leurs portes !

Les instructeurs sont souvent des pilotes de lignes, ou bien des anciens qui sont passionnés et qui aiment transmettre. Renseignez-vous donc, lors de votre visite des aéroclubs, sur les instructeurs disponibles au sein du club.

Une fois le PPL en poche, vous pouvez bien sûr continuer à voler pour le plaisir et emmener vos amis et votre famille avec vous. Vous pouvez cependant continuer à vous former pour être plus qualifié. Par exemple, vous pouvez vous former au vol de nuit, au vol en avions bimoteurs, à l’IFR (règles de vol à vue), à l’EFIS (cockpit à instrumentation électronique), au vol au montagne, a l’hydravion, au trains tricycles et bien plus encore.

J’espère que cet article vous aura éclairez sur cette licence qui à mon sens est une véritable porte d’entrée dans le monde du pilotage et un grand merci à Phileas Dupont pour son aide dans la rédaction de cet article.