Egyptair • CAI → HRG • Economy • B737-866(WL)

Egyptair • CAI → HRG • Economy • B737-866(WL)
Compagnie
Egyptair
Vol
MS48
Classe
Economy
Date du voyage
02/08/2021
Appareil
B737-866(WL)
Immatriculation
SU-GEJ
Siège
26C
Temps de vol
00:40

Bonjour à toutes et tous, je vous retrouve aujourd’hui à l’aéroport international du Caire pour un nouveau Flight report avec Egyptair, une compagnie que je n’avais alors jamais prise avant, direction Hurghada !

Je vous invite tout d’abord à consulter le Flight report que j’ai réalisé à bord de l’A321neo de Lufthansa en classe Affaires entre Francfort et Le Caire, qui précède ce vol (voir Lufthansa • FRA → CAI • Business • A321-271NX).

Pour rappel, j’arrive tout juste de Paris, via Francfort, et mes bagages sont enregistrés directement de Paris à Hurghada. À bord du vol entre Francfort et Le Caire, l’hôtesse nous a affirmé qu’en Égypte, chaque bagage devait obligatoirement être récupéré au Caire, alors que les Bag Tags mentionnaient bien « HRG » en destination finale. Après un premier check au Transit Information Desk d’Egyptair lors de notre arrivée au Caire, on nous confirme que les bagages arriveront sur le tapis au Caire. Finalement, nos bagages n’arrivent pas (logique) et un responsable de la récupération des bagages affirme lui que nos bagages partiront bien directement sur Hurghada. Nous sortons donc de la zone contrôlée de l’aéroport du Caire et nous nous retrouvons dans le grand hall d’arrivée. En effet, si vous êtes en correspondance, pas moyen de directement rester dans la zone de transit. Il est indispensable de passer par la récupération des bagages puis à nouveau par l’enregistrement… Pas très pratique, ni rapide. Quoi qu’il en soit, nous montons donc au niveau départ pour repartir direction Hurghada.


Le hall des départs est assez grand, vide et froid, mais très propre !

La signalisation dans cet aéroport est vraiment contre-intuitive : vous suivez une direction grâce à des panneaux qui vous envoient enfaite dans la direction opposée.

On se rend à un comptoir d’Egyptair pour se renseigner encore pour nos bagages. Après 20 minutes de recherche de leur part (alors qu’on leur a fourni le reçu des bagages évidemment) et de mauvaise compréhension (l’anglais n’est pas leur point fort), on nous dit que les bagages partent bien sur Hurghada.

L’entrée officielle pour accéder aux enregistrements des vols domestiques est fermée. Il faut donc suivre la direction des vols internationaux. Et évidemment, aucune indication particulière n’est présente. On a le droit à un contrôle de sécurité avant même l’accès aux comptoirs d’enregistrement. Les contrôles me rappellent ceux d’Inde : même quand le portique ne sonne pas, vous êtes palpé. Et disons que les mains se baladent ici plus qu’à Roissy, c’est franchement limite malsain.

On arrive au hall d’enregistrement et pour changer du reste, c’est désert.

Encore une fois, des indications contre-intuitives. Les départs sont indiqués à gauche, alors qu’en continuant à gauche, on tombe sur un cul-de-sac. Il fallait donc prendre à droite…

Après de longs couloirs, nous arrivons enfin dans la zone de transit domestique de l’aéroport. Il est actuellement 15h55 au Caire, cela fait déjà un peu plus d’une heure que nous avons atterri en Égypte. Notre vol vers Hurghada est prévu à 18h00 avec un embarquement à 17h15 (il en faut du temps pour faire embarquer un A220…), soit dans 1h20.

Nous nous dirigeons vers la gate indiquée, la F23. Nous passons des contrôles de sécurité. Encore une fois, nous sommes bien palpés comme il faut, et pas de panique surtout si vous gardez votre téléphone dans la poche ou bien votre ordinateur dans la valise, ils n’en ont rien à faire, tant que vous enlevez vos chaussures ! Au moins, ça va vite.

Et quelle mauvaise idée de déjà passer la sécurité ! Nous arrivons dans une espèce de petite coursive déserte comportant à peine 4 portes d’embarquement. Il n’y a qu’un petit restaurant vendant à prix d’or des bouteilles d’eau. La climatisation n’est pas bien fonctionnelle donc il fait vraiment chaud, tandis que les vitres sont teintées donc c’est très compliqué de spotter les quelques rares trafics au roulage. Il n’y a pas de prises électriques ou de ports USB disponibles à proximité des quelques sièges présents, et un énorme problème selon moi pour un grand aéroport international comme Le Caire (d’autant plus dans un pays où les forfaits téléphoniques français ne marchent pour la plupart pas), c’est qu’il n’y a pas de Wi-Fi à disposition dans le terminal, à moins (accrochez-vous) que vous ayez une ligne téléphonique chez leur opérateur local !! Une grande plaisanterie qui ne m’a pas mis de très bonne humeur. Mais au moins on ne peut pas leur reprocher une chose : c’est propre ! Sans blague, j’ai croisé plus d’agents d’entretien dans le terminal que de passagers…

Nous attendions depuis une vingtaine de minutes quand une douce voix nous annonce que notre vol pour Hurghada aura une heure de retard. Sans internet, ni prises de courant, dans un terminal mort, sans rien à faire, ça va être long…

Je tente désespérément de spotter un Airbus A380 d’Emirates arrivant de Dubaï.

Une dizaine de minutes passent et je commence à voir les quelques rares passagers du terminal marcher vers les contrôles de sécurité déjà franchis précédemment. Je vais voir le tableau des vols. Sans la moindre annonce, Egyptair a décidé de changer la porte de notre vol, qui partira finalement en G27. Il fallait évidemment que ça soit la porte d’embarquement la plus à l’opposé du terminal… Nous rebroussons donc chemin, en devant expliquer aux personnels de sécurité (ayant eux aussi des grosses lacunes en anglais) que notre porte d’embarquement a changé.

On marche donc une quinzaine de minutes jusqu’à arriver à notre nouvelle porte, la G27. Sur le trajet, on entend un message qui annonce un embarquement immédiat. Nous arrivons sur les lieux, et comme tous les autres passagers, nous sommes dans l’incompréhension totale. L’embarquement ne se fait évidemment pas étant donné que le vol est retardé d’une heure, mais on continue à entendre non-stop dans le terminal des annonces de Boarding. Nous sommes devant la gate et il n’y a rien. Pas un responsable de la compagnie ou de l’aéroport qui pourrait nous renseigner : que des passagers comme nous, énervés et fatigués de ce flou total que nous fait vivre cet aéroport et cette compagnie.

Après bien 45 minutes sans la moindre explication, une personne d’Egyptair arrive et nous informe que nous pouvons descendre par l’escalator afin de passer les contrôles de sécurité. Vous devez vous dire que j’ai déjà passé deux fois les contrôles de sécurité au Caire : ce sera en effet la troisième fois, mais passons…

Nous descendons à l’étage inférieur, faisons la queue dans un couloir assez étroit et arrivons devant le comptoir d’embarquement.

Déjà, on nous offre une bouteille d’eau et/ou un jus de fruit gratuitement : une plutôt belle prestation de la part d’Egyptair ! Cependant, on remarquera quand même qu’ils nous donnent des liquides avant même de passer les contrôles de sécurité…

Deuxièmement, l’homme au guichet prend ma carte d’embarquement et change à la main mon numéro de siège. Je devais être au 26A et je passe au 26B. Problème : il n’y a pas de « B » dans les A220 d’Egyptair. C’est alors que j’aperçois par une fenêtre quelque chose qui ne va pas me plaire du tout et qui expliquait que je n’avais pas vu d’A220 dans les parages : l’A220-300 que j’étais censé prendre s’est mystérieusement transformé en Boeing 737-800…

Je redemande d’ailleurs au monsieur responsable de l’embarquement pour mes bagages enregistrés afin d’être certains que ceux-ci se trouvent bien à bord, il me confirme que oui.

Viennent ensuite les contrôles de sécurité. Une fois de plus, et ce pour la troisième fois donc, les mains des officiers se baladent, je dois retirer mes chaussures sans me préoccuper de mon ordinateur et de mon téléphone. J’avais deux bouteilles d’eau dans mon sac qui m’ont été données sur le vol précédent ; ils n’en n’ont absolument pas porté attention. Ça promet la sécurité…

J’arrive désormais dans une salle d’attente. J’aperçois par une fenêtre (encore teintée…) mon avion du jour. À mon grand regret, il ne s’agira donc pas d’un A220 – avion que je souhaitais vraiment prendre – mais d’un Boeing 737-866(WL) livré à la compagnie égyptienne en juin 2017. Le catering débute tout juste, l’embarquement n’est donc pas pour tout de suite…

Après une vingtaine de minutes d’attente, sans la moindre annonce, je vois pleins de personnes qui se lèvent et qui se dirigent vers la jetway alors ouverte. Si certaines compagnies adaptent leurs mesures d’embarquement en période de Covid (petits enfants, Business et Star Alliance Gold en premiers, puis rangées par rangées, d’arrière en avant, des hublots aux couloirs, ou tout ce que vous voulez…), vous ne serez pas embêté avec ces futilités chez Egyptair ! En effet, aucun embarquement prioritaire : tout le monde entre dans la jetway sans la moindre régulation. Les passagers de classe Affaires sont traités comme tout le monde. Vu le prix de leur billet, je n’aurais à leur place absolument pas apprécié cette prestation…

Une espèce de quadrillage sur la fenêtre de la jetway me fait rater mon fuselage shot :/ Je vous le mets quand même.

Nous entrons à bord du Boeing 737 doté du Boeing Sky Interior.

Un petit aperçu des sièges de classe Affaires sur ce vol. Une vraie Business dans ce 737 avec des sièges larges en cuir, pas une Business européenne comme j’ai pu avoir sur Lufthansa…

J’arrive à mon siège, le 26B, et je parviens à l’échanger pour un couloir, le 26C.

La rangée 26 est en réalité une rangée d’issue de secours donc j’ai encore une fois droit à un très bon espacement pour les jambes !

La cabine de ce 737 est toutefois très sympathique. Elle est récente, moderne, très propre, plutôt jolie, dotée d’un système de divertissement individuel dernier cri (encore quelque chose que n’avait pas Lufthansa…). Le siège est très confortable.

L'IFE inclut même un système de cartographie en temps réel !

Dans la pochette de mon siège, il n’y avait rien du tout ! Ni consigne de sécurité, ni sac à vomi ! Encore une fois, ça promet la sécurité… Pas non plus de casque pour l’écran de divertissement, mais ça c’était prévisible sur un vol aussi court.

Nous nous préparons au départ. L’ambiance lumineuse de la cabine passe en bleue.

La consigne de sécurité démarre, d’abord en Arabe puis en Anglais. La vidéo est plutôt sympa et moderne, elle me rappelle beaucoup l’actuelle consigne de sécurité de Thai Airways, je me demande même s’il n’y a pas eu une inspiration sur beaucoup de points…

N’ayant pas de hublot sur ce vol et la nuit étant tombée, je ne peux malheureusement pas vous partager de photos de l’extérieur.

L’avion repousse, roule rapidement vers le seuil de la piste 05C, s’aligne et décolle avec finalement 1h15 de retard...

Une fois en vol, le service à bord débute. En classe économique, celui-ci ne se limite qu’à une petite bouteille d’eau. Un peu léger comme prestation mais suffisant pour cette durée de vol et la situation sanitaire actuelle. Et ce n’est pas mieux que ce que fait la plupart des compagnies pour des vols de cette durée…

En ce qui concerne les crews à bord, il y a une hôtesse et deux stewards. Les trois portent des gants, évidemment un masque, ainsi que des lunettes de protection. Ils sont tous assez froids, pas très aimables. Ils semblent plus énervés et fatigués qu’autre chose… Ça change de l’amabilité des PNC de Lufthansa !

Petit coup d’œil sur la carte interactive présente sur l’IFE.

À peine 10 minutes après le service, nous démarrons déjà notre descente sur Hurghada.

Le soleil se couchant très tôt en Égypte, il fait déjà nuit noire, on ne voit rien du tout à l’extérieur.

L’approche est assez mouvementée avec pas mal de turbulences.

Après 40 minutes de vol et exactement une heure de retard, nous nous posons sur la piste 16L de l’aéroport international d’Hurghada.

Fait incroyable d’ailleurs : à aucun moment, on nous a informés de la raison du retard ou même du changement d’avion. À l’exception du tableau des départs à l’aéroport du Caire, tous les membres d’équipage et le personnel à l’aéroport faisaient mines de rien. On n’a reçu aucune annonce, aucune excuse, aucune information, rien du tout à ce sujet… et ça je leur reproche vraiment. Absolument aucune communication avec les passagers.

Nous roulons et arrivons assez rapidement à notre parking situé au terminal domestique de l’aéroport. Pas de jetways disponibles dans ce terminal donc ce sera un débarquement par bus qui mettra fin à ce voyage.

En sortant de l’avion, nous sommes accueillis par la chaleur de l’Égypte, accompagnée de la bonne petite odeur de kérosène ! À peine monté dans le bus que celui-ci ferme ses portes et roule jusqu’au terminal.

Nous apercevons un magnifique Airbus A220 d’Egyptair parqué à côté de notre Boeing 737. Dire que j’aurais dû le prendre…

Nous arrivons dans le hall d’arriver du terminal domestique de l’aéroport. Il s’agit simplement d’une grande salle, mal climatisée, comportant rien si ce n’est deux tapis roulants et des toilettes.

L’avion n’était vraiment pas loin du terminal et pourtant nous avons attendu les bagages près d’une demi-heure. Pas mal après l’heure de retard !

Les bagages arrivent enfin sur le tapis et j’attends, j’attends, ils ne viennent pas… Ayant été enregistré en classe Affaires sur les vols précédents avec Lufthansa, j’avais pourtant une étiquette « Star Alliance Priority » sur mes bagages donc ceux-ci auraient dû arriver parmi les premiers…

Après 15 minutes, nos bagages ne sont toujours pas là… Un employé de la compagnie vient nous voir nous, ainsi qu’un petit groupe de personnes dans la même situation, et annonce « Tous les bagages sont là, plus aucun ne doit arriver ». Je vous assure qu’après toutes ces multiples vérifications au Caire, ces enchainements de retards et d’attente, c’était limite comique !

Après une dizaine de minutes d’attente dans ce hall vieillot et glauque devenant de plus en plus désert, on nous informe que nos bagages, venant de l’international, ont été transférés dans un autre terminal. On nous y emmène et nous y retrouvons enfin nos valises enregistrées à Paris quelques heures auparavant. Ce serait bien de faire comme d’autres aéroports usant du même procédé : indiquer clairement la localisation d’un tapis réservé aux arrivées internationales. C’est par exemple le cas de Thai Airways à l’aéroport de Phuket qui a un hall d’arriver dédié aux passagers qui, avant de transiter par Bangkok, provenaient de l’international.

Je comprends désormais ce que nous avait dit l’hôtesse à bord de Lufthansa. Il est préférable de récupérer ses bagages au Caire et de les réenregistrer par la suite pour un vol domestique. Ce sera bien plus simple ! À savoir pour la prochaine fois…

Et devinez quoi : ce n’est pas fini ! Nous devons passer par la douane (logique étant donné que nous venions de l’étranger) et autant mes bagages enregistrés (les fameux) n’ont pas posé problème, mais alors c’est maintenant, seulement après le vol, qu’ils ont jugé bon de vérifier mon ordinateur, mon appareil photo, ma batterie externe et de me demander de jeter à la poubelle mes bouteilles d’eau. J’ai vraiment halluciné. La sécurité aérienne dans ce pays est vraiment à revoir…

Quoi qu’il en soit, je sors enfin de ce terminal absolument affreux et je retrouve mon chauffeur. C’est parti pour deux petites semaines de vacances sous le soleil égyptien. J’ai néanmoins hâte de tester le terminal international d’Hurghada pour les départs. Je vous montrerai tout ça très bientôt dans le Flight report de mon vol retour !


Conclusion

Mon avis concernant Egyptair est vraiment très mitigé. D’un côté, un important retard injustifié ainsi qu’un gros manque de communication de la part de la compagnie concernant le retard d’une part et le changement d’avion d’autre part. Cependant, l’avion était récent, très propre, la cabine assez confortable et agréable avec le Boeing Sky Interior. Le système de divertissement et de cartographie intégré au siège est un excellent point dans un Boeing 737 ! Le service proposé à bord est très léger mais pas moins bien que ce que proposent d’autres compagnies sur des vols équivalents, surtout en cette période particulière. L’eau et les jus offerts avant l’embarquement sont également des bons points qui méritent d’être valorisés.

Concernant l’aéroport du Caire, un énorme manque de logique et une grosse contre-intuitivité sont à noter, comme je l’avais déjà signalé dans mon Flight report précédent entre Francfort et Le Caire. Le terminal, bien que plutôt moderne et propre, n’est vraiment pas pratique. Le manque de vraie climatisation dans un pays aussi chaud, l’absence de prises électriques et surtout de connexion à internet sont vraiment des gros désavantages pour un aéroport international de ce type. De plus, aucun personnel de la compagnie, ni même de l’aéroport, n’est présent pour renseigner les voyageurs, plongeant ainsi ces derniers dans une incompréhension totale. Pour finir, trois checks de sécurité toujours plus malsains les uns que les autres et toujours moins safe, ne garantissent pas une grande sécurité à bord, loin de là…

Concernant Hurghada à présent, le hall d’arrivée était propre. Sinon, des temps d’attente bien trop élevés pour récupérer ses bagages, accompagnés d’un gros manque de logique, d’efficacité et surtout d’information de la part de l’aéroport et de la compagnie. Les contrôles de sécurité suivant le vol au lieu de le précéder, c’est vraiment le monde à l’envers… Et si vous espériez trouver une entreprise de location de voiture ou bien des taxis, passez votre chemin. L’arrivée de ce terminal est un vrai désert…


Notes


Le Caire (moyenne)
5,6/10
Fluidité
7/10
Propreté
8/10
Accès / Services
2/10
Egyptair (moyenne)
6,8/10
Cabine
8/10
Siège
8/10
Propreté
9/10
Ponctualité
4/10
Équipage
5/10
Service à bord
6/10
Divertissements
8/10
Hurghada (moyenne)
5/10
Fluidité
4/10
Propreté
8/10
Accès / Services
3/10