Lufthansa • SIN → MUC • Business • A350-941

Lufthansa • SIN → MUC • Business • A350-941
Compagnie
Lufthansa
Classe
Business
Date du voyage
14/08/2019
Appareil
A350-941
Immatriculation
D-AIXL
Siège
06K
Temps de vol
12:00

Bonjour à toutes et à tous, je vous retrouve ce soir à l’aéroport de Singapour Changi pour un nouveau Flight report. Après un séjour en Inde puis en Thaïlande, il est temps pour moi de rentrer en Europe. Et ça se fera aujourd’hui avec Lufthansa direction Munich en classes Affaires à bord d’un Airbus A350-900, un avion que j’apprécie beaucoup ! Mon dernier vol direct entre Singapour et Munich remonte un peu : c’était en 2011, toujours avec Lufthansa, dans l’ancienne classe Affaires de l’Airbus A340-600. La route s’est arrêtée durant plusieurs années pour rouvrir en 2018 en A350 et s’arrêter de nouveau en mars 2020 en raison de la pandémie. En espérant que la route soit relancée dans le futur. Sans plus attendre, c’est parti !


Pour vous remettre dans le contexte, je viens à peine de me poser à Singapour avec un Airbus A320 de Scoot en provenance de Phuket (voir Scoot • HKT → SIN • Economy • A320-232). Je viens de récupérer mes bagages, je sors de la zone contrôlée, je monte à l’étage départ et me voilà dans le grand hall de départ du terminal 2 de l’aéroport de Singapour, prêt à m’enregistrer vers Munich.

Étant donné que nous avons dû sortir de la zone de transit pour récupérer nos bagages et que notre correspondance était déjà de base très courte, nous sommes arrivés à l’enregistrement assez tardivement. Ainsi, l’espace d’enregistrement dédié aux vols de Lufthansa et SWISS (c’est-à-dire un A380-800 vers Francfort, un A350-900 vers Munich et un 777-300ER vers Zurich, partant tous les trois à des heures très rapprochées) était peu rempli, ce qui nous a permis d’éviter de longues files d’attente. Nous nous présentons donc au comptoir « Business Class » où nous recevons nos cartes d’embarquement, et où nous abandonnons nos bagages qui voyageront eux en soute jusqu’à Paris.

Une fois les boarding pass en main, on se livre à une course à travers l’immigration et les longs couloirs de la coursive E du terminal 2 de l’aéroport. Pressé, je n’ai pas eu le temps de prendre de photos de la zone de transit. J’arrive ainsi à la porte E26 et petit rituel à Singapour, il faut passer les contrôles de sécurité juste au moment de l’embarquement.

Petite photo de notre raton laveur du jour : il s’agit de D-AIXL (« Rostock » pour les intimes), un Airbus A350-941 livré en novembre 2018, arborant la nouvelle livrée de Lufthansa, qui s’avère par ailleurs être le premier A350 de Lufthansa disposant des nouveaux winglets.

On arrive tout juste à la fin de l’embarquement Business et on accède donc à la jetway de l’avion, juste avant que l’embarquement débute pour les passagers de Premium Economy et d’Economy. En parlant de classe économique, l’A350 de Lufthansa embarque une nouvelle classe économique que je n’ai jamais testée mais qui semble assez bien d’après différents témoignages. Je n’ai juste pas pu m’empêcher de remarquer le joli dégradé de bleu que forme chaque rangée de sièges.

Une fois à bord, comme toujours avec Lufthansa, nous sommes très bien accueillis. Aujourd’hui j’ai plus de chance que sur mon vol aller (voir Lufthansa • MUC → BOM • Business • A350-941), j’ai pu avoir un siège côté hublot. Je suis en effet au 06K, au dernier rang de la première cabine de Business Class, l’une des meilleures places à mon goût dans cet avion, pour le confort et aussi pour la vue.

Rappelons cependant que la cabine de Lufthansa en classe Affaires est configurée en 2-2-2, ce qui la rend vraiment vieillissante en comparaison à la plupart des compagnies proposant désormais à chaque passager un accès direct à un couloir. Si on est accompagné, la configuration ne sera pas forcément gênante et permettra même de pouvoir discuter et profiter de son voisin. Cependant, cette Business peut vite devenir désagréable en présence d’un inconnu où l’accoudoir quasiment commun, la trop forte proximité et le vrai manque d’intimité seront bien trop accentués. Par ailleurs, il y a un vrai manque d’espace en matière de rangement. La pochette avec les magazines est minuscule tandis que l’espace où sont par défaut situées la trousse de toilette et la bouteille d’eau laisse clairement à désirer. Combien de fois ai-je, par manque d’attention, laissé tomber mon téléphone alors qu’il rechargeait, posé sur l’accoudoir - l’emplacement du port USB n’étant d’ailleurs absolument pas judicieux à mon goût. Je suis vraiment impatient de tester la nouvelle cabine Business de Lufthansa qui arrivera sur les futurs 777X (et sûrement 787) de la compagnie, et qui ne pourra qu’être meilleure !

Pour le moment en tout cas, nous pouvons nous consoler avec la magnifique vue sur notre Rolls-Royce Trent XWB, et sur l’Airbus A320 de Scoot et le fameux 777 de SWISS à l’arrière.

Cependant, on peut critiquer la classe Affaires de Lufthansa pour beaucoup de choses mais un fait indéniable c’est l’espace pour les jambes. Je mesure un peu plus de 1m80 et rien à dire, j’ai beau allonger les jambes au maximum, je ne touche pas !

La classe Affaires de l’A350 de Lufthansa inclut par ailleurs des nouveaux écrans, un peu plus grands que les précédents et de meilleure résolution.

Sur la photo ci-dessus, vous pouvez voir à droite de l’écran un grand sac blanc. Celui-ci comprend un matelas à placer sur le siège pour améliorer le confort. Ce matelas fait partie de la « Dream Collection » introduite au printemps 2018 par Lufthansa sur ses vols de plus de 10h30 et ayant pour objectif d’augmenter le confort des passagers de classes Affaires avec une couette plus grande et épaisse, un nouvel oreiller, un matelas et finalement un haut de pyjama signé « Van Laack ». Nous reviendrons sur tous ces éléments durant le vol.

À l’instar de mon vol aller, je reste en admiration devant le Overhead Panel de l’A350 dans un style si moderne avec un écran servant de Seatbelt Sign.

Un welcome drink nous est ensuite servi. Je suis parti comme à l’aller sur un jus d’orange avec de la menthe à l’intérieur, très rafraichissant. Le menu nous est distribué. On entend le « Boarding completed ». Et vient alors l’heure de repousser !

Au repoussage, nous apercevons sur notre droite D-AIMC, un Airbus A380 de Lufthansa en ancienne livrée et partant à Francfort lui.

Nous roulons vers la piste et revoyons l’A380 de Lufthansa.

Nous nous alignons à présent sur la piste 02C (avec le magnifique reflet rouge du beacon surpuissant de l’A350).

Puis nous décollons à l’heure pour un vol qui devrait durer près de 12h30.

Une fois en l’air, les lumières sont vite rallumées pour laisser place au service du repas.

On peut remarquer le bel éclairage adaptif de l’A350, dans une couleur jaunie agréable pour les yeux en cette fin de journée (et même de soirée) à l’heure locale de Singapour.

En ce qui concerne le menu, il y avait du choix. Je vous laisse jeter un œil par vous-même sur un extrait du menu disponible ci-dessous.

En apéritif, des noix et des amandes ont été servies. Je les ai accompagnées d’un Coca-Cola et d’un verre d’eau.

Vient alors le moment du dîner. Je suis parti en entrer sur le saumon fumé accompagné de salade de quinoa au pesto, de crème fraîche et de radis rouges. Le saumon était vraiment excellent !

En plat, j’ai suivi avec un filet mignon de bœuf grillé, accompagné d’une sauce au vin rouge et au romarin, de pommes de terre mini rösti, d’asperges et de champignons. Un vrai délice !

J’ai fini avec l’assiette de fromage. Pas mauvais mais après réflexion, j’aurais plutôt dû partir sur la tarte à la fraise et à la rhubarbe.

Une fois le repas fini, je décide de déballer la maquette que j’ai achetée à bord de Scoot juste avant. Un élément de plus dans la collection !

Le système de cartographie à bord est vraiment sympa, détaillé et plutôt beau !

L’écran d’ailleurs est très réactif, fluide, pratique, embarque énormément de fonctionnalités et de nombreux films, séries, contenus musicaux internationaux et disponibles dans un grand choix de langue.

Autre divertissement dont j’ai pu profiter est le Wi-Fi à bord ! J’ai pu échanger des Miles (2300 pour être précis) contre un accès Wi-Fi « FlyNet® Chat » offrant jusqu’à 64 ko/s permettant de rester en contact ses proches grâce à des messageries comme WhatsApp, Messenger ou iMessage. À noter que le débit est bien trop faible pour utiliser Instagram. L’offre n’est pas super excessive pour un vol de plus de 12h mais c’est quand même dommage que Lufthansa ne propose pas au moins l’offre de chat gratuitement (comme le fait certaines compagnies telles qu’Air France par exemple) ou bien de faire un geste ou de l’offrir pour les passagers de First et de Business Class (comme peut le proposer Singapore Airlines).

À l’arrivée au siège au début du vol, en plus du matelas évoqué au début, il y a une trousse de toilette ainsi que des pantoufles. Dans le cadre de la « Dream Collection » dont je vous ai parlé plus tôt, le service du dîner est suivi de la distribution d’un haut de pyjama signé « Van Laack » disponible en S/M et en L/XL. Ça ne vaut pas le pyjama complet distribué en First Class mais c’est tout de même un geste intéressant, permettant de dormir plus confortablement, tout en ne froissant pas son haut.

La trousse de toilette, signée « THE BRIDGE », comprend des chaussettes épaisses, un masque pour les yeux, des bouchons d’oreille, des crèmes pour les mains et le visage, un kit comprenant une brosse à dents, un dentifrice et une pastille à la menthe, et finalement deux sortes de tissus permettant de recouvrir les coussins du superbe casque Bose à disposition.

Il se fait à présent tard à l’heure de Singapour et il est temps pour moi de finir mon film avant d’aller me coucher en essayant de profiter un maximum du long vol de nuit, de la classe Affaires et des avantages offerts par la « Dream Collection » afin d’arriver le plus reposé possible à Munich. Je prends une dernière petite photo de la vue du moteur et du winglet pleinement illuminé par le beacon.

Une heure et demie avant l’atterrissage, alors que nous survolons la Roumanie, c’est le moment pour l’équipage d’allumer doucement la lumière de la cabine et de se préparer pour le service du petit déjeuner.

Je prends une petite photo de mon siège en position horizontale avec le matelas placé sur le siège et le nouvel oreiller. C’est l’occasion pour moi de vous faire un retour sur ma nuit. Si le matelas rend le siège moins dur que ce qu’il est à la base, la configuration 2-2-2 se fait encore une fois ressentir : le siège est bien trop étroit ce qui est vraiment gênant si on ne reste pas immobile toute la nuit. Au moindre mouvement, on est vite gêné et limité.

Le petit déjeuner nous est alors servi. Je suis pour ma part parti sur une omelette au fromage accompagnée de tomates et d’une saucisse de veau. Il m’est également apporté une assiette de fromage et de charcuterie, des mueslis aux baies fraîches et un croissant avec du beurre et de la confiture. Le tout est accompagné d’un smoothie frais aux fruits rouges et pour rester dans le thème, un thé naturel aux fruits. Un sans-faute, tout était simplement excellent !

La fin du petit déjeuner et le début du lever de soleil sont l’occasion pour moi de sortir l’appareil pour photographier au moins une fois bien – malgré le vol de nuit – ce sublime nouveau winglet d’A350. Et le reflet du beacon accompagné des premières lueurs du soleil rend vraiment bien !

On entame ensuite notre descente vers Munich, après près de 12h passé dans les airs.

C’est finalement à 05h25 du matin (heure de Munich), avec près de 25 minutes d’avance, que nous nous posons sur le sol bavarois.

Nous roulons jusqu’à la porte L25 en passant devant la magnifique livrée rétro de Lufthansa sur A321 ainsi qu’un A350 arborant cette fois-ci l’ancienne livrée.

Une fois arrivé, il est temps pour nous de quitter l’appareil. Nous passons une dernière fois devant cette beauté avant de nous diriger vers le passage aux frontières en passant à travers les longs couloirs du terminal 2 de l’aéroport.

En descendant d’un étage pour prendre la navette en direction de la coursive principale du terminal 2, je tombe nez à nez avec ce sublime levé de soleil magnifié par la présence d’un Airbus A320 Sharklets de Lufthansa arborant la nouvelle livrée.

Après plus de 3h30 d’attente dans le meilleur aéroport européen (selon Skytrax en 2020) – très bonne expérience mais dommage cependant que les vitres soient si sales empêchant la moindre photo –, nous embarquons pour un dernier vol qui mettra fin à notre périple : un A320 de Lufthansa en ancienne livrée direction Paris-Charles de Gaulle.


Conclusion

En conclusion, je dirais que c’est un bien beau vol que j’ai passé avec Lufthansa aujourd’hui. La gentillesse et le professionnalisme du personnel à bord, la grande qualité des repas et des prestations, le large choix des divertissements à bord et finalement le confort d’un avion moderne comme l’Airbus A350 m’ont permis de vraiment bien apprécier ce vol long-courrier. La « Dream Collection » mise en service depuis 2018 est un vrai atout, surtout pour cette Business Class qui se veut assez vieillissante de par sa configuration en 2-2-2 et son manque de rangements. En espérant vivement que Lufthansa saura se rattraper avec sa nouvelle classe Affaires ! Pour ce qui est des aéroports, mon vol a relié le meilleur aéroport du monde au meilleur d’Europe. Les deux sont impeccables, très clairs et pratiques, modernes, extrêmement propres. Je n’ai rien à redire à part qu’ils méritent de très loin leur place de premier, et que grand nombre d’aéroport devrait s’en inspirer !


Notes


Singapore Changi (moyenne)
10/10
Fluidité
10/10
Propreté
10/10
Accès / Services
10/10
Lufthansa (moyenne)
8,5/10
Cabine
7/10
Siège
5/10
Propreté
9/10
Ponctualité
10/10
Équipage
10/10
Service à bord
9/10
Divertissements
9/10
Fluidité
10/10
Propreté
10/10
Accès / Services
10/10