Lufthansa • HRG → MUC • Business • A320-271N

Lufthansa • HRG → MUC • Business • A320-271N
Flight report du vol Lufthansa LH2715 entre Hurghada (HRG) et Munich - Franz-Josef-Strauß (MUC) en Business le 13/08/2021
Compagnie
Lufthansa
Classe
Business
Date du voyage
13/08/2021
Appareil
A320-271N
Immatriculation
D-AINO
Siège
04A
Temps de vol
04:15

Bonjour à toutes et à tous. Après près de deux semaines passées sous le soleil égyptien, vient malheureusement l’heure pour moi de rentrer en France. J’ai donc comme d’habitude le plaisir de vous emmener avec moi durant mon vol. Alors que je suis passé par Francfort et Le Caire à l’aller (voir Lufthansa • FRA → CAI • Business • A321-271NX et Egyptair • CAI → HRG • Economy • B737-866(WL)), c’est un tout autre itinéraire qui m’attend là pour rentrer à Paris. Je pars directement avec Lufthansa sur Munich, vous présentant ainsi un vol assez peu courant, opéré uniquement durant la haute saison et à raison de seulement une rotation par semaine.


J’arrive à l’aéroport d’Hurghada avec un peu plus de deux heures d’avance.

Comme à Roissy, nous devons présenter notre carte d’embarquement ou notre justificatif de réservation pour pouvoir accéder au terminal. Dès l’entrée dans le terminal, nous sommes « agressés » par une dizaine de personnes souhaitant nous vendre des accès prioritaires pour pouvoir passer plus rapidement à la police aux frontières et aux contrôles de sécurité pour la modique somme de 13€ par personne. Inutile de vous dire que j’ai refusé. Je m’avance plutôt vers le tableau des départs pour connaître l’emplacement des comptoirs d’enregistrement de mon vol.

Très nombreux sont les vols prévus aujourd’hui pour l’Allemagne. Lufthansa vers Francfort et Munich ; easyJet vers Berlin ; Condor vers Düsseldorf, Hambourg et Francfort, puis plus tard dans la journée vers Munich également.

Si le terminal domestique dans lequel je me trouvais lors de mon arrivée au Caire (voir Egyptair • CAI → HRG • Economy • B737-866(WL)) était un peu vieillot, le terminal international est quant à lui vraiment moderne. De plus, tout est très propre.

Je me dirige donc vers le hall d’enregistrement et à l’instar d’au Caire, un contrôle de sécurité est assuré avant même l’accès aux comptoirs du Check-in. Si vous avez lu le Flight report de mon vol entre Le Caire et Hurghada avec Egyptair, vous vous rappelez certainement des mesures de sécurité très approximatives de l’Égypte. Et bien encore une fois, ça n’a ni queue ni tête… Les ordinateurs, liquides, téléphones ils s’en moquent, tant que vous retirez vos chaussures. Et pour changer, vous êtes bien palpé comme il faut, même quand le portique ne sonne pas, et c’est quand même assez malsain ce ballet incessant des mains… Les mesures sont d’ailleurs poussées plus loin avec un contrôle de sécurité dédié aux femmes et un autre aux hommes.

Après ces passages, nous pouvons enfin nous diriger vers les comptoirs d’enregistrement. Tout est encore une fois super clean.

Je suis cependant vraiment stupéfait de voir qu’il n’y a aucune file réservée exclusivement aux passagers de classe Affaires. Je me suis permis de demander au responsable qui supervisait l’enregistrement du vol. Il m’a gentiment expliqué que le personnel de l’aéroport d’Hurghada avait la « flemme » d’ouvrir un comptoir supplémentaire. On voit donc d’un côté plusieurs personnes installées à des comptoirs d’enregistrement, dits fermés, regardant des vidéos sur leur téléphone, pendant que nous, avions dû faire la queue pendant pas moins de 40 minutes avec les personnes de classe économique.

Une fois enregistré, on se rend au contrôle des passeports.

La queue ne fut pas très longue. Nous passons ensuite directement la sécurité, et ce pour la deuxième fois, avec encore séparation homme-femme, retrait obligatoire des chaussures mais aucun intérêt pour le reste, mains qui se baladent…

Nous arrivons ensuite dans la zone de transit. Celle-ci ne fait pas exception aux halls d’entrer du terminal, c’est toujours moderne et propre.

J’aperçois un Boeing 747-400 de la compagnie russe Rossiya repoussant direction Moscou. Je m’empresse de dégainer mon appareil pour tenter de le prendre en photo. C'est que ce n’est plus si commun que ça ce genre de machine de nos jours… Le contre-jour ajouté aux vitres teintées n’aide pas à obtenir une image de grande qualité.

Je parcours ensuite l’aile du terminal en direction de ma gate, la gate 32. Je passe devant plusieurs Duty-free. Le terminal International de l’aéroport d’Hurghada est vraiment bien équipé à ce sujet. Il est par ailleurs rempli de boutiques de souvenirs.

Il y a à l’étage des restaurants et fast-foods, ainsi qu’un Lounge que je n’aurai malheureusement pas le temps de visiter. En effet, les 40 minutes d’attente à l’enregistrement accompagnés de la mauvaise fluidité et des multiples queues à réaliser à chaque contrôle ont presque rendu justes mes deux heures d’avance.

Nous arrivons enfin à la gate.

J’aperçois mon avion du jour. Il s’agit de D-AINO, un Airbus A320-271N livré à Lufthansa en novembre 2018. Il arbore la nouvelle livrée de la compagnie. L’avion est arrivé il y a peu ; il a subi un léger retard lors de son départ de Munich.

Vient ensuite l’embarquement. Celui-ci était sur le point de débuter sans la moindre annonce. Il faudra attendre que les passagers de classe Affaires s’introduisent de force dans la queue pour que les employés de l’aéroport pensent à procéder à un embarquement prioritaire. Encore une très mauvaise organisation…

Nous accédons enfin à la jetway et pouvons embarquer à bord de ce magnifique A320neo.

Toujours le petit fuselage shot qui fait plaisir ;)

On monte à bord de l’avion. La cabine Business est déjà pleine, il m’est donc compliqué de vous la montrer. Je prends pour la peine une petite photo de la classe économique, encore vide.

Vous l’avez peut-être constaté à la photo ci-dessus : il s’agit de l’ancienne cabine court-/moyen-courrier qui équipe cet A320neo. En effet, les derniers A320neo reçus ainsi que tous les A321neo de la flotte sont équipés d’une nouvelle magnifique cabine dotée de sièges revus dans un style plus foncé. L’atout majeur de cette cabine est la présence de ports USB-A et -C à chaque siège. Si vous souhaitez en savoir davantage, je vous redirige vers le Flight report de mon vol entre Francfort et Le Caire à bord de l’A321neo de Lufthansa en Business (voir Lufthansa • FRA → CAI • Business • A321-271NX).

J’arrive enfin à mon siège, le 04A, offrant une magnifique vue sur le PW1127G !

L’espace pour les jambes, même dans cette ancienne cabine, est vraiment très bon ! Je fais plus d’un mètre 80 et je peux allonger mes jambes presque jusqu’au bout sans toucher le siège de devant.

Cette cabine est une Business de type européenne, c’est-à-dire que la cabine est exactement la même qu’en classe économique, à deux détails près : le siège du milieu est bloqué, créant ainsi une configuration en 2-2, et l’espace pour les jambes est bien plus important qu’en classe économique. Il est vrai que pour un vol de cette durée, une vraie cabine de Business aurait pu être appréciée. Après pour un vol de jour comme le mien, la cabine est cependant correcte, surtout avec cet espacement pour les jambes.

Lors de l’embarquement, l’hôtesse a distribué à chaque passager une lingette pour se désinfecter les mains.

Dans la pochette du siège, on retrouvera simplement la consigne de sécurité et le sac à vomi. Plus aucun Lufthansa Magazin ou Lufthansa WorldShop… Tous les magazines sont désormais dématérialisés sur l’application Lufthansa.

Pas de coussin ni de couverture au siège. Il est toutefois possible d’en demander aux PNC si besoin.

L’embarquement est terminé. Pas de Welcome drink cependant, peut-être à cause de la situation actuelle… Pas non plus de trousse de toilette sur ce vol, trousse pourtant présente sur mon vol entre Francfort et Le Caire. On fera passer ça sur le fait que c’est un vol plus « vacances » que Le Caire qui peut être plus considéré comme une destination d’affaires.

Sans plus attendre, la jetway se décolle de notre avion et nous repoussons face au Sud.

Nous roulons jusqu’à la piste 34R, en passant devant un Airbus A330 d’Egyptair stationné au large.

Aucun trafic en vue, nous nous alignons et nous décollons avec finalement 35 minutes de retard.

Nous apercevons sur la gauche la seconde piste de l’aéroport – la 16R/34L – d’ailleurs assez éloignée de la nôtre.

Juste après notre décollage, nous faisons un grand virage sur la gauche de presque 90 degrés.

Nous montons ensuite rapidement à notre altitude de croisière, en apercevant de magnifiques paysages de désert.

Dès le « Fasten Sealtbelt Sign » éteint, je sors mon ordinateur et je me mets au travail. Je remarque de suite un énorme avantage à cette cabine par rapport à la nouvelle : les tablettes sont bien plus grandes ! En effet, sur mon vol aller en A321neo, mon ordinateur était à moitié dans le vide. Là, malgré le siège du passager devant moi abaissé, mon ordinateur est bien maintenu par l’ensemble de la tablette.

Pas de prises ni de ports USB présents sur ce vol, comme je l’ai évoqué précédemment. Mon téléphone sera alimenté par une batterie externe, tandis que je prie pour que la batterie de mon ordinateur tienne…

Une autre fonctionnalité qui vient à manquer sur un vol de cette durée c’est le Wi-Fi à bord ! Alors que la quasi-totalité de la flotte de Lufthansa est équipée d’une connexion à internet, tous les A320neo et A321neo sont dépourvus de balise Wi-Fi. Cela s’explique d’une manière assez simple : les avions sont configurés de manière assez dense avec un nombre de sièges important, et ajouter un Satcom sur le fuselage, à l’arrière de l’avion, créerait des problèmes de répartition de poids dans l’appareil, voire engendrerait une masse trop élevée au décollage. Il s’agit là d’un problème rencontré par énormément de compagnies ; rares sont donc celles qui disposent de Wi-Fi sur leurs A320neo/A321neo. Lufthansa travaillerait cependant depuis déjà deux ans sur une solution permettant l’instauration du Wi-Fi à bord d’une autre manière. Affaire à suivre…

Pas non plus la moindre présence d’IFE, ni de carte interactive à bord… Seule la vue à travers le hublot nous sert de repère.

Il nous est alors servi le menu du jour. En entrée, j’aurai droit à des tranches de veau accompagnées de Salsa au chili de mangue, de tomates fraiches, de courgettes et de poivrons. En plat, je vais partir sur du bœuf accompagné de riz, le tout assaisonné d’une sauce tomate épicée. Il y aura également du gouda, du roquefort et du munster, le tout servi avec un chutney d’abricot et de moutarde. Le repas se terminera avec une mousse au citron disposée sur une compote de mangue et de fruit de la passion.

Je vous ai cette fois-ci en plus photographié le menu des boissons.

Avant que le repas ne soit apporté, on apprécie un apéritif – dans mon cas, un bon jus de pomme allemand et de l’eau – accompagné de cacahuètes.

Le repas est ensuite servi, le tout sur un seul plateau, mais dans une vaisselle en porcelaine et joint de couverts en métal. Tous les plats et récipients sont couverts, de manière à diminuer les risques de contaminations. Par ailleurs, plusieurs types de pains sont proposés, apportés après par l’hôtesse.

Le repas était sincèrement juste excellent. Le plat en particulier d’une très grande qualité. L’entrée était intéressante avec le Salsa au chili de mangue. Les fromages étaient très bons, accompagnés des bons « Brötchen » allemands et ce dessert exotique entre le citron, la mangue et le fruit de la passion, c’était exquis !

Nous sommes en vol depuis près d’une heure maintenant et après une heure de désert, nous apercevons enfin la mer ! Nous survolons la côte égyptienne et quittons officiellement l’Égypte en démarrant ainsi notre traversée de la Méditerranée.

Une trentaine de minutes et un jus de pomme après, nous pouvons voir sur notre gauche l’île de Crète.

Le commandant de bord, très sympathique dans sa manière de parler – ayant d’ailleurs salué chaque passager un par un à l’entrée –, réalise plusieurs Public Address pour nous informer des îles aux alentours, une attention marrante. Il n’hésite d’ailleurs pas à cibler chacun de ses passagers lors de ses annonces ! Je me rappelle encore de son « Liebe Fluggäste, UND liebe Kinder! » à répétition (en français, « chers passagers, ET chers enfants ! »).

Nous arrivons ensuite au-dessus du continent européen et apercevons sur la gauche l’aéroport d’Athènes.

Nous poursuivons en passant à la verticale de Thessalonique puis nous nous enfonçons dans les terres. Nous survolons la Macédoine du Nord, la Serbie, la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, la Slovénie puis enfin l’Autriche.

Nous rencontrons de sublimes nuages lors de notre survol de l’Autriche, en pleine descente vers Munich.

Il fait de plus en plus sombre dans la cabine et un éclairage très agréable dans les tons orange/jaunes s’installe, s'accordant bien avec les couleurs du ciel.

Nous descendons tranquillement et survolons le nord de la ville de Munich en apercevant juste en dessous de nous l’Allianz Arena.

Nous faisons un dernier virage et nous alignons sur le LOC de la piste 08R, en profitant d’un magnifique coucher de soleil.

Après 4h15 de vol, nous nous posons finalement pile à l’heure prévue à l’aéroport Franz-Josef-Strauß de la capitale bavaroise, malgré le départ en retard.

Après un roulage très court de seulement 4 minutes – qui nous fera d’ailleurs apercevoir sur notre gauche l’un des tout derniers A321neo de Lufthansa reçus, livré il y a seulement quelques jours seulement –, nous arrivons à la Stand 216, correspondant à la gate H32.

La jetway arrive rapidement à notre avion et le débarquement débute, rangée par rangée, en commençant évidemment par les passagers de classe Affaires.

Nous débarquons rapidement avec un dernier petit fuselage shot pour la route.

Et une dernière petite photo de notre bel A320neo du jour.

Nous traversons à présent les couloirs modernes et ultra-propres du terminal, en suivant les panneaux indiquant la sortie.

Nous arrivons à la police aux frontières allemande. Les contrôles sont ultra-rapides.

Nous descendons ensuite les derniers escalators et arrivons enfin à la zone de récupération des bagages. Encore une fois, tout est juste super clean et moderne.

Nos bagages se trouvent sur le tapis numéro 13.

Et fait incroyable : nous arrivons et les bagages sont déjà sur le tapis.

Nous sortons de la zone contrôlée et arrivons côté ville, prêt à partir pour la ville de Munich. Et tenez-vous bien : il y a exactement 13 minutes, j’étais encore assis dans mon A320 ! Quelle fluidité et rapidité, c’est incroyable ! Certains aéroports devraient y prendre exemple… Et c’est sur cette prouesse que s’achève mon périple en Égypte, j’ai été heureux de pouvoir vous présenter ces quelques vols et je m’impatiente déjà de vous retrouver le plus rapidement possible pour un prochain Flight report !


Conclusion

En conclusion, c’est encore et toujours un excellent vol qui m’a été proposé par Lufthansa aujourd’hui entre Hurghada et Munich. Le service est toujours aussi bon avec des PN systématiquement au top, très sympathiques et professionnels. La nourriture, les boissons ; et plus largement toutes les prestations proposées, sont simplement excellents. Je critiquerai cependant les divertissements un peu légers à mon goût avec l’absence de prises ou de ports USB (présents cependant dans la nouvelle cabine), d’IFE et de Wi-Fi (ce dernier problème dont le fautif est plus Airbus que Lufthansa). Une vraie cabine de classe Affaires au lieu de la Business européenne serait également la bienvenue, même si l’espace pour les jambes est excellent dans cette cabine.

Concernant l’aéroport d’Hurghada, ce fut moins désastreux que lors de mon arrivée au terminal domestique il y a deux semaines de cela. Le terminal international est propre, moderne et esthétiquement sympa. Il dispose d’un choix correct de restaurants et de boutiques. Néanmoins, il y a systématiquement un manque énorme de fluidité, accompagné de multiples checks de sécurité toujours moins sécurisés les uns que les autres – comme au Caire d’ailleurs – ralentissant le tout. Il y a de plus un gros manque d’accès prioritaires, de comptoirs d’enregistrement dédiés aux passagers de classe Affaires, et de signalétique/de logique afin de faire respecter les groupes d’embarquement. Ces éléments viennent vraiment gâcher l’expérience passager…

Finalement, en ce qui concerne l’aéroport de Munich, il est juste parfait ! Extrêmement moderne, propre, beau, agréable, fluide, rapide… Le personnel y est très professionnel et performant. Cet aéroport m’a déjà montré à de nombreuses reprises qu’on peut toujours compter sur son efficacité. Il mérite amplement sa place de meilleur aéroport européen !


Notes


Hurghada (moyenne)
6/10
Fluidité
3/10
Propreté
9/10
Services
6/10
Lufthansa (moyenne)
8,3/10
Cabine
8/10
Siège
7/10
Propreté
10/10
Ponctualité
10/10
Équipage
10/10
Divertissements
5/10
Restauration
8/10
Fluidité
10/10
Propreté
10/10
Services
10/10