Flight report Air Dolomiti entre Munich et Paris en Business

Flight report Air Dolomiti entre Munich et Paris en Business
Image dans Google: https://myflightway.com/images/2022/09/05/LH2212.jpg
Départ (code IATA): MUC
Ville de départ (nom de la ville seulement, en Français): Munich
Arrivée (code IATA): ORY
Ville d'arrivée (nom de la ville seulement, en Français): Paris
Flight report en Français du vol Air Dolomiti LH2212 entre Munich (MUC) et Paris-Orly (ORY) en Business Class à bord d'un Embraer ERJ-195LR
Compagnie
Air Dolomiti
Classe
Business
Date du voyage
11/08/2022
Appareil
ERJ-195LR
Immatriculation
I-ADJS
Siège
01D
Temps de vol
01:10

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce nouveau Flight report. Celui-ci fait suite à mon vol retour de Thaïlande (voir Flight report Lufthansa entre Bangkok et Munich en Business).

Je vous emmène aujourd’hui avec moi à bord d’un vol assez spécial. Il est désormais temps de rentrer à Paris. Mais au lieu de prendre un n-ième vol de Lufthansa vers Paris-Charles de Gaulle, je change mes habitudes pour vous proposer une revue direction le deuxième aéroport parisien, Paris-Orly. Cette route, débutée en mars 2020, a fortement été touchée par la pandémie. Elle a été arrêtée à plusieurs reprises. Actuellement, la ligne a repris ; elle est opérée deux fois par jour par Lufthansa CityLine – la filiale régionale de Lufthansa –, soit en CRJ 900, soit en Embraer. Ce matin-là, c’est un Embraer 195 qui effectuera la route. Mais n’ayant pas d’Embraer basés à Munich, Lufthansa CityLine confie l’exploitation de la ligne à une autre filiale régionale de Lufthansa, Air Dolomiti, une compagnie aérienne italienne.
Donc pour résumer, un vol avec un numéro de vol Lufthansa opéré par Lufthansa CityLine, lui-même opéré par Air Dolomiti ^^

D’ailleurs petit plus : ce vol sera en classe Affaires. Mais conformément au site internet de Lufthansa, l’avion ne dispose que de 3 sièges en classe Affaires, dans une configuration 1-1. Une expérience qui semble très intéressante ! Mais fini le suspens, place au Report.


Je vous retrouve au hall des départs du terminal 2 de l’aéroport de Munich, terminal détenu en partie par Lufthansa et ainsi réservé presque exclusivement à cette dernière.

Direction le check-in Business. Presque personne à cette heure (6h) !

Les bagages sont enregistrés. On file direction le PIF.

Bizarrement, pas de file prioritaire. On mettra ça sur le compte de l’heure matinale. Mais comme l’indique ce panneau, l’attente ne sera pas longue. 2/3 minutes. De toute façon, rien n’est jamais bien long à Munich ^^

Un coup d’œil sur les panneaux : porte G69, on aura droit à un Bus boarding.

Un rapide tour des duty-free, magasins et restaurants présents à l’aéroport.

Sans oublier qu’on est en Allemagne ;)

Un petit tour de la coursive avant de descendre. Je suis vraiment fan de l’architecture : super moderne, clean, lumineux.

Puis vient l’heure de descendre.

À la Gate, le vol est bien indiqué.

On remarquera que c’est écrit Lufthansa jusqu’au bout. Certains passagers étaient étonnés au moment de monter dans l’avion que celui-ci portait en fait la livrée Air Dolomiti… Ils se demandaient s’ils ne s’étaient pas trompés d’avion !

Une vue au loin sur D-AIVD, l’un des quatre anciens A350 repris à Philippine Airlines et équipés d’une cabine Business améliorée. Celui-ci se distingue des trois autres adoptés par sa livrée spéciale « CleanTechFlyer », qui est pour le coup bien… spéciale.

Puis l’embarquement débute à 07h05. Le pax bus nous attend. Pas d’embarquent prioritaire compte tenu du nombre de pax en Business (3) et du Boarding par bus. Faire rouler un bus pour 3 pax serait une aberration d’un point de vue climatique, surtout après la liste à rallonge de pratiques écologiques mises en place par Lufthansa. Mais remarquez, ils le font bien au Moyen-Orient ^^ De plus, l’avion est à moitié vide. L’embarquement est donc bien smooth.

Pendant le trajet, passage devant deux beaux A350 aux couleurs de Lufthansa. Le premier, D-AIXO, l’ancien « Lufthansa & You » livery. Le deuxième, D-AIXN.

Puis une vue sur notre avion du jour. Il s’agit de I-ADJS, un Embraer ERJ-195 âgé de neuf ans et demi. Les 350 n'ont qu'à bien se tenir ^^

Notre bus arrive à destination. Quelques photos du Boarding :

On est accueilli à bord par l’hôtesse chargée de la Business. Et on arrive dans la cabine.

Effectivement une configuration 2-2 réduite en 1-1 en Business (le siège à côté étant banalisé). Seulement trois sièges en Business, 2 rangs d’un côté, un rang de l’autre. Pas de rideau de séparation avec l’éco. Seule une petite pancarte « Business Class » fait office de séparation. Dommage…

Dans la pratique, il n’y aura personne aux rangs 3 et 4 ce qui assure une bonne séparation avec l’éco.

Je me trouve au siège 01D, au premier rang, côté droit.

L’espace pour les jambes est correct mais pas exceptionnel comparé au premier rang des A320 par exemple. Mais n’oublions pas que nous sommes dans un Embraer…

Grâce au siège d’à côté banalisé, cela offre tout de même pas mal de place.

Devant moi, le galley Business et la paroi aux couleurs d’Air Dolomiti. Ce n’est pas le papier peint que je mettrais chez moi mais c’est toujours sympa de voir des cabines customisées. Ça change du blanc/gris habituel.

La boucle de la ceinture est sympa, avec le logo d'Air Dolomiti.

Toujours côté détails, le siège en cuir est très joli, avec l’appui-tête portant les couleurs de la compagnie.

Une serviette rafraîchissante est servie à chaque passager, de même qu’une bouteille d’eau fraîche et un petit gâteau.

Sur le côté, dans l’accoudoir du siège, on retrouve la tablette.

Elle se déplie à moitié ou entièrement. Elle n’est pas énorme mais suffisante pour un petit plateau-repas pour un vol régional. De même, elle est suffisante pour accueillir mon PC portable de 14 pouces.

Devant, on retrouve une pochette avec différentes choses.

Une Safety card, un sac à vomi et un menu (les passagers en éco ont la possibilité d’acheter de quoi manger/boire à bord).

Vu sur l’Overhead panel de l’Embraer.

En tout cas, l’ensemble de la cabine semble plutôt propre.

On part finalement à 06h45. Pas de push nécessaire. On roule directement.

On passe devant une série d’Embraer Air Dolomiti, dont la livrée Star Alliance.

On croise l’un des derniers A350 Lufthansa en ancienne livrée…

…ainsi que D-AIXJ, l’A350 de mon vol précédent !

Coup d’œil sur la coursive principale du terminal 2 remplie de grues. D’ailleurs, l’A320 au premier plan, D-AIZG, est l’avion qui portait auparavant la livrée spéciale « Say yes to Europe ».

Puis vue sur les Remote gates du terminal 1.

J’aperçois D-AIXM, l’A350 qui m’a emmené à Mumbai il y a trois ans (voir Flight report Lufthansa entre Munich et Mumbai en Business).

Une série d’A330 d’Eurowings dans des états pour le moins… douteux.

Puis on vient s’aligner sur la piste 08R, depuis le point d’attente B2.

On décolle de Munich à 07h55, avec pas moins de 25 minutes de retard. Auf Wiedersehen München!

Survol de la base aérienne d'Erding.

Puis belle vue sur l’aéroport de Munich.

On monte tranquillement jusqu’à notre niveau de vol, le FL360.

Le service débute rapidement.

Les trois passagers de Business se voient apporter un plateau-repas ; tandis que des pnc passent en éco pour proposer aux pax d’acheter des boissons/collations, le même genre d’offre que ce qui se fait désormais chez Lufthansa en éco sur court-courrier.

Sur le plateau, on retrouve du muesli, des crackers, du beurre et de la confiture. On a le choix entre différents pains. Je pars sur un Brötchen et un croissant.

Pour la boisson, je me limite à un thé Earl Grey.

L’hôtesse, en charge de seulement nous trois, passe à de nombreuses reprises pour nous resservir à boire, nous proposer des gâteaux, du pain…

N’étant que trois en C Class, le service est juste parfait. L’hôtesse est d’une grande gentillesse, très réactive. Ajouté à la config 1-1, cela donne presque la sensation d’être dans un Jet privé ! Une superbe expérience !

Le repas est correct. Pour un vol de cette durée, ajouté à toutes les attentions de l’hôtesse, la prestation est amplement suffisante.

Un tour désormais sur le divertissement à bord de cet avion. Vous vous en doutez, pas d’écrans ^^ Pas de prises ni de ports USB non plus. De même, pas de Wi-Fi à bord.

Néanmoins, un peu à l’image de ce que proposait Vistara à bord de mon Delhi-Bangkok (voir Flight report Vistara entre Delhi et Bangkok en Economy), Air Dolomiti offre la possibilité de se connecter sur un portail offrant du contenu divertissant et informatif. On y retrouve des magazines, des jeux, de la musique et d’autres informations sur la compagnie.

Mais également une carte interactive sympa avec quelques infos. Elle ressemble assez à celle proposée par la maison-mère sur ses vols court-courriers (voir Flight report Lufthansa entre Berlin et Francfort en Economy).

Ensuite, vient l’heure pour moi de travailler un peu sur mes futurs reports avant l’arrivée.

La descente débute. On arrive du Sud-Est.

On aperçoit l’aéroport d’Orly au loin, surplombé de la pollution parisienne.

Dernier virage, on vient s’aligner sur la 06 d’Orly.

Survol de l’autoroute A10.

L’approche d’Orly change bien de l’approche ennuyeuse de Roissy avec ses champs à perte de vue…

Survol de l’A6 en courte finale.

À 09h05, après 01h10 de vol et avec 10 minutes de retard, on se pose sur la piste 06 de l’aéroport de Paris-Orly.

On dégage via W43.

TAP, la seule autre compagnie membre de Star Alliance à Orly.

La belle tour mythique d’Orly.

Et on vient s’immobiliser à Vueling-Land, en porte A21 (ou Stand P09), au terminal 1 (ex Orly-Ouest).

Je sors rapidement…

…en passant à travers ce grillage digne de celui d’une… prison. C’est classe !! ^^

Puis direction les bagages en traversant ce terminal propre et plutôt clean. Ma première fois à Orly 1 en passant.

Le plaisir fut cependant de courte durée. « Paris vous aime » le retour : 3 tapis à bagages dans la salle mais non, il fallait mettre 4 vols sur le même tapis… La distribution des bagages débute après 20 minutes d’attente, pour un avion à moins de 150 mètres de là.

Et forcément, ça ne s’arrête pas là : un grand plaisir de voir tous les passagers d’Economy recevoir leurs bagages avant les trois pax prioritaires. Les étiquettes « Priority » ne servent visiblement qu’à faire jolie à Orly ^^.

Au moins, les bagages sont là, bien arrivés à destination : on peut finalement quitter le terminal, direction Paris, ce qui met fin à mon Flight report.


Conclusion

Ainsi, pour conclure, ce fut un bon vol à bord d’Air Dolomiti. Le repas et les prestations sont amplement suffisants pour un vol de cette durée. L’offre de divertissement est intéressante : une belle sélection de jeux et contenus audio ainsi qu’une carte interactive sympa et pas mal d’infos, malgré l’absence de Wi-Fi à bord.
Les Business européennes sont souvent critiquées à très juste titre, jugées peu rentables avec leur service approximatif et leur cabine similaire à l’éco (avec seulement le siège du milieu banalisé). Effectivement, la prestation même ne vaut certainement pas son prix. Dans une cabine plus grosse en Business (environ 12 pax, comme ce qui se fait chez Lufthansa en short-haul), l’expérience n’aurait clairement pas été la même. Dans mon cas, ce qui a considérablement augmenté mon expérience fut l’Embraer en config 1-1 avec seulement trois sièges en Business. Le service fut bon : une hôtesse aimable et serviable assignée à seulement trois pax, d’où l’impression d’être dans un Jet privé.
Autrement, en dehors de ce côté intéressant que je souhaitais tester par pure curiosité, la réponse est non : prendre une Business sur un vol de 1h en Europe pour trois fois le prix de l’éco, ça n’est pas rentable. Le repas, bien que correct, ne vaut pas cette différence tarifaire. Le manque de rideau/paroi pour séparer la classe Affaires de l’éco est assez regrettable d’ailleurs.

En ce qui concerne l’aéroport de Munich, celui-ci est toujours aussi sympa, moderne, propre et fourni en matière de restaurants, boutiques… Une fluidité très correcte. La fiabilité de cet aéroport n’est pas à démontrer.

Concernant Orly finalement, c’est pratique car plus proche de la ville. Sinon c’est propre. La fluidité n’est pas mauvaise, simplement le fait d’envoyer les bagages prioritaires à la toute fin c’est un peu limite, sans parler de l’attente un peu longue aux bagages pour un avion à 150 mètres du tapis. Un meilleur traitement des priorités pourrait permettre à Orly de devenir – en parallèle de ce qui se fait déjà – le « London City » parisien, un aéroport tourné Business plus proche de la ville. Pour ce qui est des services, du peu que j’ai vu, il semble y avoir quelques cafés, restaurants et magasins mais je n’ai pas assez d’éléments pour évaluer correctement cette prestation.

C’est ainsi que se termine mon périple en Asie. De l’Embraer 195 au Boeing 747-8, en passant par les récents Airbus A350 et A320neo, j’ai apprécié pouvoir tester ces quatre expériences bien différentes et vous les partager de la manière la plus détaillée et objective qu’il soit. J’espère sincèrement que vous avez pris du plaisir à lire ces reports et découvrir des nouvelles expériences, voire même peut-être des nouvelles compagnies. N’hésitez pas à me faire vos retours ou à me partager vos expériences sur ces compagnies. Je serais ravi de savoir si vous partagez mes opinions.
J’espère pouvoir revoler très vite et vous partager de nouvelles expériences de vol.
À très bientôt j’espère, sur MyFlightway ;)
Yann



Notes


Fluidité
10/10
Propreté
10/10
Services
10/10
Air Dolomiti (moyenne)
8,9/10
Cabine
9/10
Siège
8/10
Propreté
10/10
Ponctualité
9/10
Équipage
10/10
Divertissements
8/10
Service à bord
8/10
Paris-Orly (moyenne)
8/10
Fluidité
7/10
Propreté
9/10
Services
8/10