Lufthansa • CDG → FRA • Economy • A321-271NX

Lufthansa • CDG → FRA • Economy • A321-271NX
Compagnie
Lufthansa
Classe
Economy
Date du voyage
18/08/2020
Appareil
A321-271NX
Immatriculation
D-AIEB
Siège
06A
Temps de vol
00:55

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce nouveau Flight report. Après six mois passés à terre en raison de la crise sanitaire de COVID-19, je suis vraiment content de pouvoir enfin remonter à bord d’un avion. Je vais aujourd’hui vous emmener avec moi sur un vol entre Paris et Francfort avec Lufthansa en classe économique.
Cette route n’est pas très intéressante, surtout en éco, mais réalisant fréquemment cette route avec Lufthansa, l’objectif pour moi sera principalement de vous partager les changements qui ont eu lieu entre avant et après l’arrivée de la pandémie.


Je vous retrouve donc à 5h45 à Roissy. Les changements débutent dès maintenant : adieu le terminal 1 (où l’on trouvait Lufthansa depuis quasiment toujours à CDG) et bonjour le terminal 2A ! Cela me permettra ainsi de retester un terminal que je n’avais pas fréquenté depuis 2017, tout en changeant du vieux « camembert » du T1.

Les changements post-covid démarrent dès maintenant avec des contrôles à l’entrée du bâtiment de l’aéroport. Afin de minimiser le nombre de personne dans le terminal et donc afin de faciliter le respect de la distanciation physique entre les personnes, seuls les voyageurs munis d’une carte d’embarquement ou bien d’un justificatif de réservation peuvent entrer dans l’aéroport.

Les compagnies aériennes incitant le Online Check-in, le hall d’enregistrement est vraiment vide. Moi-même je n’avais pas de bagage à enregistrer et j’avais déjà ma carte d’embarquement sur mon smartphone donc je me suis directement dirigé vers les contrôles de sécurité.

Peu de terminaux étant ouverts en ce moment à Roissy, j’ai été contraint (bien que ma destination se trouve au sein de l’espace Schengen) de passer les contrôles de la police aux frontières. En tout cas, très peu de monde à signaler par rapport à d’habitude à ces heures ; les contrôles se sont déroulés plutôt rapidement.

Le grand Duty-free que les passagers sont obligés de traverser pour rejoindre la zone de transit est fermé. On doit donc emprunter un couloir de service assez étroit.

Dans la zone de transit, pas grand-chose d’ouvert non plus. La grande majorité des restaurants et magasins sont fermés.

Seul un Relay en face de ma gate demeure ouvert mais beaucoup de choses y manquent...

En ce qui concerne les mesures sanitaires à l’aéroport de CDG, le personnel tente tant bien que mal de faire respecter les distanciations physiques. Le port du masque est bien évidemment obligatoire dès l’entrée dans le terminal. Des distributeurs de gel hydroalcoolique sont mis à disposition un peu partout dans l’aéroport.

Voici mon avion du jour : D-AIEB, un Airbus A321-271NX livré il y a un peu plus d’un an au moment du vol, en juin 2019.

Arrive enfin le moment de l’embarquement. J’avais entendu dire que le boarding se faisait désormais d’arrière en avant, en ne tenant plus compte du tout des priorités en fonction des classes de voyage. J’ignore dans quelles compagnies ce principe est en vigueur mais cela n’est pas le cas chez Lufthansa. Sur mon vol depuis Paris en tout cas, les procédures d’embarquement étaient identiques à la période pré-covid. En effet, les quelques passagers enregistrés en Business Class embarquent toujours en premier, accompagnés des détenteurs d’une carte Gold Star Alliance ainsi que des membres Lufthansa Senator et HON Circle. S’en suivent ensuite les passagers de classe économique qui embarquement sans ordre précis.

Notez cependant que les mesures d’embarquement des passagers diffèrent énormément d’un aéroport à l’autre. Petite parenthèse : lors de mon vol retour vers Paris (le lendemain de ce vol CDG-FRA), l’embarquement à Francfort était bien mieux organisé qu’à Paris avec un embarquement des passagers de classe Affaires, suivis des passagers de classe économique qui embarquaient eux rangées par rangées, de l’arrière vers l’avant de l’avion, de manière à minimiser au maximum les contacts entre passagers.

Revenons à présent à notre vol du jour : nous embarquons à 06h40. Petit fuselage shot pour ce magnifique Airbus A321neo !

Une lingette permettant de se désinfecter les mains nous est donnée par l’hôtesse dès l’entrée de l’avion.

À bord, comme dans tous les A321neo de la flotte et les derniers A320neo reçus, nous retrouvons la nouvelle cabine court-/moyen-courrier de Lufthansa. Une cabine sublime avec des sièges tout neuf en cuir gris foncé.

Je m’installe à mon siège, le 6A, offrant un excellent espacement pour les jambes. Faisant 1m80, je peux complètement allonger mes jambes devant moi sans jamais toucher avec mes genoux le siège devant moi.

J’ai par la suite appris que cet espacement n’était pas disponible sur tous les sièges de la cabine. Lufthansa se réservant la possibilité d’ajuster la taille de sa classe Affaires d’un vol à l’autre, les rangs 1 à 11 sont équipés d’espace supplémentaire, au cas où la classe Affaires serait prolongée jusqu’au 11ème rang. Ainsi, petit conseil si vous voyagez en classe économique sur un A321neo de Lufthansa, essayez de réserver un siège se trouvant avant la rangée 11 et croyez-moi, vous ne serez pas déçu de l’espace !

Lufthansa annonce désinfecter et nettoyer très régulièrement tous ses avions et leur cabine pour éviter au maximum la transmission du virus. J’ignore si cette mesure est réelle ou bien s’il s’agit là d’un simple coup de com visant à rassurer les futurs passagers douteux – comme le font beaucoup de compagnies en ce moment – mais quoi qu’il en soit, la cabine était extrêmement propre !

Autre petit fait sympa sur cette nouvelle cabine à bord des A321neo : contrairement à l’ancienne cabine, Lufthansa apporte enfin des ports USB aux sièges, disponibles eux dans tout l’avion ! Il s’agit là d’une fonctionnalité très attendue chez Lufthansa, alors que la concurrence la propose depuis déjà quelques années… On retrouve 2 ports USB-A et 2 ports USB-C pour 3 sièges. À noter cependant que le port USB-A et le port USB-C ne peuvent pas être utilisés simultanément. De plus, le port USB-C n’est théoriquement pas assez puissant pour la recharge d’un ordinateur et est normalement exclusivement réservé à la recharge d’un smartphone.

Très peu de monde à bord ce matin. J’ai eu toute une rangée rien que pour moi !

Sans plus attendre, on repousse, avec une magnifique vue sur le Pratt & Whitney PW1133G au démarrage.

En ce qui concerne les changements post-covid, quelques annonces supplémentaires ont fait leur apparition détaillant les mesures à respecter à bord telles que le port du masque obligatoire, la distanciation de sécurité à maintenir lors de l’attente pour les toilettes… La consigne de sécurité a également été légèrement modifiée avec une explication sur la procédure à appliquer avec le masque à oxygène.

Nous apercevons sur notre gauche un Airbus A380 de China Southern Airlines, un oiseau assez rare en cette période…

Après un roulage jusqu’à la piste 26R, on s’aligne et on décolle, en apercevant un Airbus A350 d’Air France se posant parallèlement à nous.

On aperçoit au départ l’aéroport du Bourget ainsi que Paris en fond.

On monte ensuite rapidement jusqu’à dépasser la couche nuageuse et pouvoir apprécier comme il se doit la magnifique vue sur le moteur !!

Aucun service à bord pour les passagers de classe économique, si ce n’est une bouteille d’eau et un papier détaillant les tests PCR proposés par Lufthansa à l’aéroport de Francfort (à une époque où les tests n’étaient alors pas si répandus que ça). Avant la crise sanitaire, les passagers de classe économique recevaient la boisson de leur choix parmi une large sélection, agrémentée par un sandwich ou une pâtisserie. Les passagers de classes Affaires ont quant à eux reçu un véritable plateau-repas sur ce vol, exactement comme en période pré-covid.

On démarre la descente et le commandant de bord en personne réalise un Public Address informant des procédures particulières de débarquement à l’arrivée à Francfort. Il explique que le débarquement se fera rangées par rangées de manière à limiter les contacts entre passagers et à ne pas surcharger l’allée centrale. Le commandant demande également qu’à l’arrivée, chaque passager reste assis à son siège. C’est uniquement lorsque son rang sera appelé que le passager sera autorisé à se lever, récupérer ses affaires dans les compartiments supérieurs et quitter l’appareil.

Après 55 minutes de vol, nous nous posons sur la piste 25C de l’aéroport de Francfort avec 11 minutes d’avance. À noter que la piste 25R – qui servait durant le confinement de lieu de stockage pour certains avions de Lufthansa – était encore fermé ce jour-là.

Nous roulons vers la porte A56. C’était d’ailleurs très bizarre de se rendre à cette porte. Les gates 50-69 sont en effet habituellement réservées aux très gros porteurs de Lufthansa – A380, 747, A340-600 – et si trois quarts de ces portes étaient vides ce matin, le quart restant ne se composait que d’appareils de la famille A320 et d’Embraer. Aucun gros porteur en vue…

Pendant le roulage, la chef de cabine n’a pu s’empêcher de réexpliquer les mesures particulières de débarquement, les mêmes que celles évoquées précédemment par le commandant. Cela n’a pas empêché une majorité de passagers à tout de même se lever pour récupérer leurs affaires. Les hôtesses ont été contraintes d’intervenir pour les obliger à se rassoir.

Une fois sorti de l’aéroport, je n’ai pas pu m’empêcher de refaire un fuselage shot !

L’aéroport de Francfort est vraiment vide, impressionnant à cette heure et d’autant plus en plein mois d’août ! La plupart des magasins et duty-free sont fermés, les Lounges je n’en parle même pas… Le terminal 2 de l’aéroport est par ailleurs fermé. En ce qui concerne les mesures sanitaires, à l’instar de CDG, le port du masque et obligatoire dans tout l’aéroport et des distributeurs de gel ainsi que des repères visuels aidant à la distanciation physique sont placés un peu partout dans le terminal.

N’ayant pas de bagage à récupérer, je quitte assez rapidement le terminal quasi désert de l’aéroport.


Conclusion

Lufthansa a bien réussi à s’adapter durant cette période de crise sanitaire en proposant des avions très propres, des mesures d’embarquement et de débarquement revues, des prestations adaptées avec la distribution de lingettes désinfectantes, de bouteilles d’eau scellées... L’absence de choix pour les boissons ainsi que de collation en classe économique est par contre selon moi un peu injustifiée et ne constitue qu’un prétexte pour la compagnie de réduire les coûts, surtout quand on voit qu’un service « classique » est disponible en Business. Sinon, pour ce qui est de l’appareil, quel plaisir de voyager dans un superbe avion tout neuf comme cet A321neo, agrémenté par une toute nouvelle cabine vraiment sympa !
En ce qui concerne les aéroports désormais, CDG comme FRA ont parfaitement réussi à s’adapter en proposant de nombreux distributeurs de gel dans tout le terminal, des nouvelles signalisations et infographies dédiées, des vitres de protection aux guichets, des nettoyages des terminaux renforcés… L’offre de boutiques et de restaurants dans les terminaux n’est cependant vraiment plus bien grande, tandis que les Lounges restent fermés. J’espère sincèrement que le trafic et la demande reprendront au plus vite, car c’est vraiment très triste de voir ces deux grands hubs internationaux dans ces conditions…


Notes


Fluidité
8/10
Propreté
8/10
Accès / Services
7/10
Lufthansa (moyenne)
8,8/10
Cabine
9/10
Siège
9/10
Propreté
10/10
Ponctualité
10/10
Équipage
9/10
Service à bord
6/10
Divertissements
N/A
Francfort sur le Main (moyenne)
9,6/10
Fluidité
10/10
Propreté
10/10
Accès / Services
9/10