Flight report KLM entre Montpellier et Amsterdam en Economy

Flight report KLM entre Montpellier et Amsterdam en Economy
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Départ (code IATA): MPL
Ville de départ (nom de la ville seulement, en Français): Montpellier
Arrivée (code IATA): AMS
Ville d'arrivée (nom de la ville seulement, en Français): Amsterdam
Flight report en Français du vol KLM KL1408 entre Montpellier (MPL) et Amsterdam (AMS) en classe économique à bord d'un Embraer E195-E2
Classe
Economy
Date du voyage
03/05/2022
Appareil
E195-E2
Immatriculation
PH-NXC
Siège
08F
Temps de vol
01:30

Bonjour à tous,

Après deux années assez moroses et de nombreuses annulations de voyages, apparemment dû à un microbe nommé Coronavirus (vous connaissez ?), les vacances de février 2022 semblaient être une option parfaite pour un cours séjour au départ de Montpellier. Heureusement, cet ancien petit aéroport de province a bien grandi, et offre une variété toujours plus grande de destinations à l'international, surtout depuis l'ouverture de la base Transavia. Cependant, cette fois-ci, il n’est pas question de prendre TO pour aller faire du farniente au sud de l’Europe, mais bien d’aller dans le nord, et avec KLM qui propose depuis MPL non plus une mais deux lignes vers le Plat Pays. Nous en sommes donc là, KL propose Rotterdam et Amsterdam les deux plus grandes agglomérations d’Hollande. N'étant jamais allé aux Pays-Bas et bien que je ne doute pas une seconde que Rotterdam puisse être une ville très belle aussi, vous comprendrez que la Venise du nord nous faisait plus envie que les porte-conteneurs. Nous sautons donc sur l'occasion et réservons trois places pour moi et mes deux parents pour visiter cette grande capitale européenne.

Initialement, l'avion qui devait nous emmener à Amsterdam était supposé, selon le site de KLM, être un Embraer 190. Pas étonnant car cette ligne MPL-AMS, qui existe depuis 2015, est principalement opérée par des 737-800 tous les jours de la semaine, et parfois en plus de ce vol, un saut de puce en E190. N'ayant jamais volé sur un appareil Embraer, je me réjouissais alors de pouvoir en tester un, ce vol devant en plus être mon premier avec KLM. Ma surprise fut d'autant plus grande quand j'appris quelques semaines avant le départ que notre avion serait non plus un E190, mais un Embraer 195 E2, qui faisait partie de la flotte de KLM depuis tout juste un an. Ce changement de dernière minute avait tout pour me ravir car en plus d'être une première, j'allais voler sur un avion dernier cri, rare, tout chaud sorti du four des usines brésiliennes.

Laissez-moi donc revenir aux fondamentaux sur cet avion :

L'Embraer 195 E2 est, pour faire simple, une remotorisation de son prédécesseur l'Embraer 195. La majorité de ses caractéristiques sont conservées entre les 2 générations. Mais, au contraire d'Airbus ou de Boeing où le passage du CFM-56 au CFM-Leap n'est concrètement (globalement) qu'une remotorisation, l'Embraer 195 E2 bénéficie d'une refonte complète de son circuit d'air de cabine, de son cockpit bien sûr, mais ce qui saute surtout aux yeux c'est évidemment sa voilure, plus grande, et où ces ailes, normalement habituées aux Winglets, cohabitent désormais avec des « Raked Wingtips », solution utilisée massivement par Boeing sur ces long-courriers. Enfin, les nouveaux moteurs sont des PW1900G de Pratt & Whitney, moteurs sensiblement identiques à ceux de l’A220, dotés d’un carénage très large (plus qu’un CFM56, c’est dire), qui donne à cet avion un air un petit peu déséquilibré entre ses énormes moteurs et son fuselage étroit.


C'est ainsi que nous nous retrouvons ce mardi 3 mai à l'aéroport de Montpellier, et en ce jour, il ne semble pas y avoir foule.

En rentrant dans l'aérogare, j'ai la surprise de voir qu'aucun guichet n'est ouvert, et que dans l'après-midi, il n'y a pratiquement que notre vol de prévu. Bon, vous pouvez néanmoins voir que le hall est simpliste, à l'image d'un hall de gare, avec d'un côté les départs et d'un autre côté les arrivés.

Je ne m'attarde pas plus avec ce hall et passe directement au Airside. Il n'y a pas pas énormément de marche à faire, ça se passe juste après la sécurité et on monte d'un étage.

On arrive donc directement au Duty-Free constitué majoritairement de produits locaux, pas grand-chose à dire de plus, c'est standard comparé à ce qui se fait en France habituellement.

Cette partie du terminal ayant été rénovée il y a quelques années, elle est bien agencée et vous n'aurez aucun mal à trouver un canapé où vous assoir, pour ce qui est du reste, pas de prise électrique et la propreté est approximative. Cependant c'est objectivement un très bon endroit pour attendre, si on y ajoute le fait qu'il y ait de très grandes baies vitrées qui offrent un très bon point de vue sur le taxi et sur la piste.

Si on se dirige vers la droite, on tombe sur la partie du terminal qui n'a pas été rénovée. Elle propose des sièges tout ce qu'il y a de plus classique, on y trouve des cafés, tous aussi vides que le reste de l'aéroport.

Le principal point négatif ici, ce sont les fenêtres, bien moins Spotter friendly, qui en réalité sont pratiquement inaccessibles. Vous pouvez ici voir un A321-100 d'Air France, appareil qui commence un petit peu à dater puisqu'il fut racheté à Air Inter en 1997.. On souhaite bonne chance aux passagers qui montent à CDG avec cet engin.

Après avoir observé le décollage de F-GMZB notre A321, c'est mon Embraer qui finit par se poser.

Je comprends vite que les jet-bridges ici ne sont pas adaptés à un avion si petit, ce sera donc un embarquement à pied.

Cela me donnera l'occasion de faire de sympathiques images.

Ce qui marque la première fois qu'on aperçoit cet avion, ce sont ses énormes moteurs qui contrastent avec son fuselage étroit. L'absence de Winglets ajoute aussi à l'étonnement et lui donne un petit côté 787 miniature.

KLM Cityhooper est la première compagnie à avoir reçu des E195 E2, et le mien (PH-NXC) est le troisième produit pour KLM, il a donc moins d'un an.

L'embarquement commence à l'heure prévue et malheureusement, aucun avion en vue sur le tarmac à part notre Embraer. De près, ses moteurs sont vraiment énormes.

Accueil souriant en porte, l'équipage est globalement jeune (il faut le noter, c'est un vol KLM je le rappelle).

Et je m'installe à ma place 8F. La cabine et sans grande surprise en configuration 2-2. Il y a apparemment une classe 'business" à l'avant. Bon... je l'ai peut-être ratée, en tout cas, les sièges sont les mêmes peu importe la classe de voyage. Il en est ainsi pour tous les vols intra-européens en classe Business. Je suis installé juste derrière la rangée Economy confort de KLM, je vous avoue que la différence ne saute pas aux yeux comme ça, mais le prix n'est tout de même pas excessif.

À bord, on retrouve les nouvelles cabines de KLM sur ce secteur du marché (les courts et moyens courriers), cabine qui a tendance à s'imposer aussi sur les 737.

Cette cabine est juste excellente, les sièges fabriqués par Recaro disposent de nombreuses fonctions très utiles : prises de courant, grandes tablettes et une autre plus petite pour poser un téléphone à hauteur de vue, ainsi qu'un porte gobelet et enfin la littérature est disposée dans deux pochettes, une en haut et une bas du siège. Je n'ai jamais vu un siège aussi fourni sur un vol moyen-courrier. L'assise est en plus de ça confortable malgré sa finesse.

En parlant de littérature, on a principalement le magazine de bord de KLM Hollande Herald, (je vous laisse voir l'état de la flotte au moment du voyage)

Au plafond, on retrouve les fonctions habituelles condensées dans un écrin de plastique noir d'une simplicité appréciable.

Vous remarquerez aussi que j'ai pris soin de réserver un siège hublot à l'avant de la cabine, qui dispose non pas d'1 mais de 2 hublots pour le prix d'1.

Au niveau du remplissage, il s'avère que le vol ne sera que partiellement rempli, pour donner un ordre d'idées, je dirais entre 60 et 70% seulement.

Nous finissons par repousser avec 10 minutes de retard mais ça n'impactera pas l'heure d'arrivée.

Vous pouvez maintenant voir la vue depuis mon siège, et effectivement cette configuration de voilure et ces énormes moteurs donnent l'impression d'avoir embarqué dans un 787 version mini.

Nous passons devant un jet privé d'origine autrichienne qui semble être un Cessna.

Le décollage se fera piste 12L vers la mer, avec vue sur la Grande Motte au passage.

(Désolé pour les images penchées du décollage, le gyroscope de ma caméra n'apprécie pas trop les accélérations)

La météo sera assez approximative pendant le vol, oscillant entre ciel clair et voilé.

Environ à la moitié du vol, nous recevons la seule prestation de KLM sur ce vol qui est là aussi bien généreuse, consistant en un Sandwich bien connu des usagers de la compagnie et d'une boisson au choix. Pour moi ce sera jus d'orange. Ce jour-là, le Sandwich semblera être poulet-curry, et sera parfaitement mangeable.

Personnellement, je passe le vol à observer la vue, et pour ça, les hublots sont parfaits, ils sont vraiment grands. Cependant, ils sont très espacés de la paroi.

Nous survolons la France sous une épaisse couche de nuages.

En vol, je passe faire un tour aux toilettes qui restent relativement propres. Je pense que le choix du noir pour l'évier est sûrement plus classe, mais aussi certainement plus salissant que du blanc.

Alors que je suis à l'arrière, cette partie de l'avion étant visiblement délaissée par les passagers, j'en profite pour m'y installer et regarder la vue par là-bas.

Je vous laisse avec cette magnifique vue qu'on croirait prise depuis un 787.

On peut aussi voir au nombre de contrails (et non pas chemtrails...) que le trafic est assez chargé au-dessus de la France.

Nous commençons notre descente au-dessus de la Belgique.

Notre Embraer commence à surfer au-dessus des nuages avant de définitivement entrer dans la soupe blanche.

Après être sorti des nuages, on remarque que les Pays-Bas portent bien leur nom. Pas un vallonnement en vue, tout est définitivement plat. Quelques turbulences se font sentir peu avant l'atterrissage sûrement dû au vent, le même vent qui fait tourner les centaines d'éoliennes qu'on voit à perte de vue sur le sol.

L'atterrissage se fera sur la piste 06 de Schiphol, le roulage s'annonce assez court.

Nous aurons une vue sur la zone fret avec deux 747 KLM et Kalitta Air, ainsi que deux 767 semblants être de DHL et Latam.

On arrive au final dans une zone de l'aéroport visiblement dédiée aux Embraer où les débarquement se fait uniquement par bus.

Malheureusement, vous n'aurez pas de photos du débarquement car je n'ai pas vraiment eu le temps d'en prendre. Mais bon un Flight Report parfait c'est comme une place assise dans un train au Bangladesh, ça n'existe pas !

Néanmoins, pour me faire pardonner, je vous laisse quand même une superbe photo du cockpit de cet E195 E2. Des écrans partout, c'est le futur !

Nous débarquons donc par bus, et finissons notre voyage par un transfert en train vers Amsterdam. La liaison est exploitée par des trains de banlieue rapides et modernes directement depuis le terminal principal de Schiphol.

La gare NS est le grand hall que vous pouvez voir sur la photo.

Encore pour me faire pardonner, et puisque le vol retour ne sera pas reporté, je vous laisse aussi quelques photos du spotting à AMS que j'ai pu faire.

Déjà à Schiphol, il y a une super terrasse qui donne sur les pistes et sur les jetées long-courriers, on trouve aussi dessus un ancien Fokker 100 de KLM. Mais moi ce que je voulais c'était voir les avions de plus près, sauf que malheureusement, n'ayant pas mon passeport, je ne pouvais pas accéder aux jetées de l'aéroport où il y a avait les gros porteurs. Je pensais ma quête vaine jusqu'à ce que je trouve un moyen en me faufilant dans des couloirs.

L'aéroport d'Amsterdam est conçu comme ça : les passagers embarquent à un étage et débarquent d'un autre, en allant à l'étage où les passagers débarquent je pouvais voir les avions en porte tout en restant du côté non international du terminal.

Alors dans l'ordre :

789 AA / 738 KL / 359 AY / 339 DL (livrée Team USA)

321 PC / 789 KL / 339 DL / 77W KL

333 KL

787 AY et UN

772 KL

78X KL

772 KL

14. B737 MAX 8 TUI

15. 767 FI

333 KL

Merci pour votre lecture !


Conclusion

Ce vol aura été une vraie surprise. KLM a vraiment réussi ses nouvelles cabines et on attend avec impatience qu'elles prennent le dessus sur les cabines vieillissantes des 737 par exemple. La compagnie néerlandaise semble vouloir une expérience passager plus haut de gamme en economy, et l'acquisition d'E195-E2 flambants neufs s'inscrit pour moi dans cette démarche. Cet avion est plus silencieux, offre une meilleure optimisation de la cabine qui fait qu'on ne s'y sent pas à l'étroit (je pense notamment aux sanitaires). Pour ce qui est du service proposé à bord, je n'ai personnellement jamais vu mieux sur un vol aussi court, la collation est vraiment copieuse pour un trajet d'1h30.

L'aéroport de Schiphol aura également été une vraie bonne surprise avec sa terrasse et la facilité d'y accéder par le train. Sa conception en étoile est vraiment un plus pour les déplacements entre les différentes jetées. La signalétique est néanmoins un peu hasardeuse et l'achat de nourriture est vraiment compliquée à cause de la faible offre dans certains endroits de l'aéroport. De même pour le vol retour, les vacances scolaires aux Pays-Bas ont vraiment ralenti le processus et l'attente aux PIF était un peu longue.



Notes


Montpellier Méditerranée (moyenne)
8,8/10
Fluidité
10/10
Propreté
7,5/10
Services
9/10
KLM Royal Dutch Airlines (moyenne)
9,3/10
Cabine
8,5/10
Siège
10/10
Propreté
10/10
Ponctualité
9/10
Équipage
10/10
Divertissements
9/10
Service à bord
8,5/10
Amsterdam-Schiphol (moyenne)
8,5/10
Fluidité
7,5/10
Propreté
10/10
Services
8/10